Assistants vocaux : Snips prépare une levée de fonds en cryptomonnaies

Paris, 25 mai 2018 (AFP) - La start-up française Snips, spécialisée dans les assistants vocaux locaux n'utilisant pas internet, va lancer une levée de fonds en cryptomonnaies pour financer le développement d'une gamme de produits de grande consommation, a-t-elle annoncé en marge du salon Vivatech à Paris.

Snips veut lever des fonds - Snips

Snips se voit un peu comme l'anti Alexa (Amazon) ou Google Assistant, faisant valoir que ses assistants vocaux garantissent un parfait respect de la vie privée des utilisateurs car ils n'ont pas besoin d'internet pour analyser et comprendre les requêtes des utilisateurs.

« Nous avons créé la première alternative à Alexa 100 % confidentielle », a indiqué à l'AFP Rand Hindi, le patron de la start-up. « Pourquoi accepter de mettre des mouchards dans sa maison? (...) Cela fait cinq ans que nous expliquons à tout le monde que l'intelligence artificielle et la vie privée ne sont pas incompatibles. »

Les assistants vocaux de Snips, qui emploie une soixantaine de personnes entre Paris et New York, visent pour l'instant une clientèle industrielle. Par exemple des fabricants de machines à café voulant que celles-ci soient capables de répondre aux demandes orales de leurs utilisateurs.

Mais l'entreprise veut développer aussi d'ici la fin 2019 ses propres enceintes grand public, qui pourraient par exemple rendre une maison intelligente - mais toujours en restant à l'écart d'Internet, sans risque de fuite d'informations.

Pour financer ce projet, la start-up veut lever jusqu'à 30 millions d'euros en cryptomonnaies, selon Rand Hindi. Elle va émettre auprès d'investisseurs des « jetons » ou « tokens ». Ces cryptoactifs pourront à l'avenir être utilisés en tant que moyen de paiement pour acheter des applications fonctionnant sur l'assistant vocal.

La pré-vente (vente privée) a commencé vendredi, mais la date de la vente publique n'a pas été communiquée.

Snips, fondée en 2013, a déjà levé au total 22 millions d'euros depuis sa création, auprès d'investisseurs comme la Maif, Korelya Capital, Bpifrance, The Hive, ou Xavier Niel, le fondateur de Free.

Selon Snips, plus de 12 500 développeurs utilisent déjà son code source, libre d'accès, pour inventer de futures utilisations à son assistant local.

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