Balenciaga sur orbite pour atteindre le milliard d’euros

Après Gucci, Bottega Veneta et Saint Laurent, « la prochaine marque à passer le cap du milliard d’euros de chiffre d’affaires, c’est Balenciaga », a soutenu le PDG de Kering, François-Henri Pinault, à l’occasion de la publication des résultats annuels mardi, se montrant particulièrement optimiste sur le potentiel de cette pépite entrée dans le groupe de luxe en 2001.


Balenciaga, printemps-été 2018 - © PixelFormula

Alors qu’elle avait perdu de son aura, la griffe, qui a célébré son 100ème anniversaire l’an dernier, a trouvé un nouveau souffle sous la houlette de Demna Gvasalia, le fondateur de la marque Vetements, arrivé à sa direction artistique en 2015, qui a su moderniser le style de la maison en lui apportant cet élément de "coolness" qui lui manquait.

A l’époque, le chiffre d’affaires de Balenciaga était estimé autour de 400 millions d’euros. Depuis, il semblerait que le label ait notablement accéléré son développement. Selon François-Henri Pinault, « c’est la marque qui a crû le plus vite au quatrième trimestre, avec un bond des ventes de 60 %, et qui a délivré la croissance la plus forte du groupe au deuxième semestre, dépassant celle de Gucci ».

« La désirabilité accrue de la marque se traduit par une croissance record du chiffre d’affaires, principalement dans les catégories prêt-à-porter et chaussures. Compte tenu de la progression des ventes, la profitabilité de Balenciaga est en très forte hausse », peut-on lire dans le compte rendu annuel de Kering.

« On est à 40 % de croissance sur l’année 2017, la marge opérationnelle est à deux chiffres et le mois de janvier est en ligne avec le dernier trimestre. Mais tout cela est récent et doit être consolidé. Il faut les laisser travailler. Comme chez Gucci, il faudra que la progression touche toutes les catégories de produits et toutes les régions. En tout cas, la trajectoire de Balenciaga va dans une très bonne direction », précise le PDG.

« A ce rythme-là, les prévisions à moyen terme pourraient être beaucoup plus rapides que prévues, même si le cap du milliard d’euros n’est pas attendu pour cette année », poursuit-il.

Cette année, Balenciaga a notamment surfé sur le succès phénoménal de certains de ses accessoires, telle sa sneaker Triple S et la basket futuriste Trainer Speed, l’une de ses meilleures ventes. Sans parler des Crocs, repensées par Demna Gvasalia avec de très hautes semelles compensées, qui se sont trouvées en rupture de stock dès leur mise en vente début février, laissant présager encore de nouveaux exploits pour l’année en cours.


Les célèbres Crocs revues par la maison - Balenciaga

Ces exemples confirment le talent du directeur artistique, qui a su conquérir en quelques saisons le cœur des générations les plus jeunes, tout en faisant exploser la popularité de la griffe, qui réalise 60 % de ses ventes à travers son réseau de 121 boutiques monomarques.

« La maison est repartie. Avec Demna Gvasalia, la vision est en harmonie avec notre temps et avec les codes de la marque. De notre côté, nous donnons les moyens à Balenciaga de transformer cette vision en résultat. Son potentiel est gigantesque, notamment dans la maroquinerie et les accessoires », conclut François-Henri Pinault.
 
 

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