Baserange veut séduire la France avec son style nature et épuré

Lancée en 2012, la marque de sous-vêtements et vêtements Baserange naît de l’idée d’un duo, celui formé par la Française Blandine Legait, ancienne directrice de collection pour Surface to Air installée à Toulouse, et la Danoise Marie-Louise Mogensen, à l’origine de la marque pour enfant Popupshop et basée à Los Angeles.


La marque s'est fait remarquer avec ses shootings au naturel - Baserange

Présente à Paris au Bon Marché, chez Merci ou l’Exception, Baserange entend accélérer son développement sur le marché français cette année. « C'est un marché plus lent, où le parti pris esthétique et sans retouche a rendu frileux certains acheteurs », explique Blandine Legait. La marque a choisi l’agence Such & Such pour les aider à séduire le marché et la presse hexagonaux.

En parallèle, la marque devrait poursuivre le développement de ses boutiques en propre. Si une première adresse en franchise existe déjà à Melbourne, d’autres projets devraient voir le jour, et notamment à Los Angeles où l’une des deux associées est aujourd’hui basée.

Car c'est aux Etats-Unis que la marque s'est fait remarquer. Outre le confort prôné dans toutes les collections, la marque est rapidement repérée en présentant aux acheteurs des lookbooks aux mannequins castés sur Instagram ou dans la rue et, surtout, non retouchés.

« Un projet d’abord humain, explique-t-on chez Baserange, où les filles prennent la parole dans les lookbooks, s’expriment, citent des poésies et montrent qu’au naturel, les notions de coexistence et d’échange veulent dire quelque chose. Et même si quelques réactions de certaines acheteuses et rédactrices de mode, peu habituées à voir des photos de lingerie au naturel, ont existé, le parti pris visuel combiné au mix sport et féminin des collections à un prix accessible (soutien-gorge entre 45 et 50 euros et culotte entre 25 et 40 euros) et des méthodes de production responsables a été vite compris. »

Présentées au salon Capsule à New York, les collections de Baserange se retrouvent rapidement distribuées chez Assembly ou Creatures of Comfort, Opening Ceremony suivant dans la foulée, Selfridges ou La Garçonne aussi, soit au total 60 points de vente aux Etats-Unis. Le Japon et l’Australie figurant parmi les autres marchés importants.

Fabriquant au Portugal pour la partie sous-vêtements et swimwear (50 % du chiffre d’affaires), en France du côté de Castres pour la partie maille, en Turquie pour la soie et la soie sauvage, les créatrices visent une production la plus « propre possible » et réfléchissent à un nouveau projet de développement d’ateliers dans la région lyonnaise.

Avec un chiffre d’affaires en hausse – 1,7 million sur l’année 2016-2017 contre 1,4 million sur 2015-2016 -, la marque, qui revendique 200 points de vente dans le monde, souhaite consolider son développement dans les prochains mois. Outre la partie lingerie et swimwear, Baserange devrait également étoffer dans ses prochaines collections sa sélection de basiques avec des tee-shirts, sweats et chaussettes.

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