Hircus étoffe son offre au-delà du cachemire

En quatre ans d’existence, la griffe de cachemire Hircus a bien grandi. Lancée commercialement en septembre 2014, elle était distribuée à l’origine uniquement sur son site Internet afin de limiter les coûts d’intermédiation. Aujourd'hui, la marque de Jean-Nicolas Payart et Louis-Erard Bataille, qui a fait de la vente de pièces milieu de gamme confectionnées dans la matière indo-mongole la clé de leur concept, est sur le point d’ouvrir sa troisième boutique parisienne. En parallèle, le label parisien développe une nouvelle ligne nommée H, qui s'étoffe chaque saison et utilise des matières autres que celle à l’origine du succès d'Hircus.
 

La collection Ligne H de Hircus pour le printemps-été 2018 - Hircus

Pour diversifier son offre, Hircus s’apprête à dévoiler pour la rentrée une mini-ligne réservée aux nouveaux-nés composée d'une grande couverture, de gants, d'un body et de chaussons. Prévue pour la rentrée, elle arrivera à temps pour l’inauguration de la troisième boutique Hircus. Après la rue Commines en 2015 et la rue Beaurepaire en 2016, c’est rue Saint-Dominique, dans le VIIe arrondissement de Paris, que la griffe ouvrira son nouveau magasin. Sis au numéro 101, l’espace de 50 mètres carrés est le premier de la marque rive gauche et se trouve à quelques pas de Claudie Pierlot ou encore Des Petits Hauts.

Dans ce point de vente, les aficionados de Hircus pourront aussi constater la diversification de l'offre grâce aux toutes nouvelles chemises en cachemire et manteaux mélangeant laine et cachemire. L'été suivant, ils retrouveront des pièces comme les chemises et robes en lin, les tee-shirts en coton Supima, les blazers en laine et coton, les blousons en laine mérinos et les gilets en flanelle de laine qui composent l'offre du printemps-été 2018. Des pièces qui peuvent toutes agrémenter un traditionnel pull en cachemire et permettent à Jean-Nicolas Payart et Louis-Erard Bataille d’adapter leur offre à la saison estivale.
 
Les deux créateurs y voient encore un intérêt supplémentaire : « En fait, les pièces de la ligne H sont produites en petites quantités. Le but, c’est surtout, lorsque nous découvrons une matière susceptible d’intéresser notre clientèle, de la lui faire découvrir via cette ligne ». Pour autant, jusqu’ici, elle ne représente que 3 % des références proposées par Hircus et réalise environ 10 % de son chiffre d’affaires.
 
La collection Ligne H d'Hircus pour le printemps-été 2018 - Hircus

A ce jour, toutes les boutiques Hircus distribuent les collections homme et femme de la griffe, qui réalisent chacune 50 % du chiffre d’affaires (la marque était originellement masculine). Et si pour l’instant il faut être à Paris pour voir les cachemires Hircus en vrai, c’est parce que les deux entrepreneurs veulent finir de développer leur label dans cette ville avant de le déployer en province. « Notre clientèle vient principalement de la capitale. Sur notre site Internet, qui représente 40 % du chiffre d'affaires, 60 % des achats émanent de clients parisiens », précisent-ils.
 
Ils pensent quand même à tester, à moyen terme, des points de vente éphémères dans des villes comme Lyon. « Nous voulons attendre l’année prochaine avant de réfléchir à davantage nous étendre. Les résultats de notre nouvelle boutique nous permettront de valider notre concept et d’envisager une nouvelle levée de fonds qui nous servira à avoir encore d'autres espaces parisiens et provinciaux. »

Il s’agirait de la troisième ouverture du capital d'Hircus, dont les deux fondateurs sont toujours actionnaires majoritaires. Ils avaient déjà au préalable intégré sept de leurs amis, ainsi que François Perrot, l’ancien directeur général de Camaïeu. Depuis, ils ont racheté les parts de leurs amis et ont fait entrer l’ancien associé de François Perrot pour la marque Le Petit Souk, Christian Watry.

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