Pimkie : la CGT et FO saisissent le tribunal administratif

Les deux syndicats CGT et FO annoncent qu’ils ont conjointement saisi le tribunal administratif de Lille pour contester les modalités du plan de départ volontaires orchestré par la direction de l’enseigne de mode féminine Pimkie. Une audience a été fixée au 12 juillet prochain.


Le siège de Pimkie à Villeneuve d'Ascq - AFP

Ce droit de recours a été exercé car, selon la déléguée syndicale CGT Valérie Pringuez, « plusieurs points de droit n’étaient pas respectés, le principal étant le refus par Pimkie d’appliquer le droit fondamental d’égalité de traitement pour des salariés travaillant dans une même entreprise ».

Epaulée par le cabinet Prosphères, l'enseigne Pimkie avait annoncé en décembre 2017 son intention de fermer 37 magasins et de supprimer 208 postes dans le but de restructurer la société. Un plan de départs volontaires a ensuite été lancé unilatéralement en mars dernier, tandis qu’un accord de mobilité a ensuite été signé pour encadrer les 83 salariés visés par cette clause les obligeant à changer de magasin si leur poste initial était visé par une fermeture.

La CGT dénonce l’exclusion du plan de départs volontaires de « 83 salariés sur les 166 touchés par une fermeture de magasin, sous prétexte qu’ils ont une clause de mobilité applicable, ou encore l’exclusion du plan des salariés des deux sièges (Neuville-en-Ferrain et Villeneuve-d’Ascq) dans le cas où ils refuseraient un poste disponible dans leur catégorie professionnelle ». Les syndicats espèrent obtenir l’invalidation du plan de départs volontaires.

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