Royal Mer présente un visage plus mode

Outre l’historique pull marin et la classique marinière, le style de Royal Mer évolue. La marque qui a été sauvée de la faillite l’an dernier se relance en proposant d’autres modèles, toujours axés sur la maille, mais incluant davantage d’audace côté style. Sans pour autant se départir de son ancrage marin et made in France.


La marque teste dans son usine de nombreux procédés en matière de tricot. - Royal Mer

En dépôt de bilan en 2015, la griffe Royal Mer Bretagne - renommée Royal Mer pour la saison printemps-été 2017 - a été acquise à la barre du tribunal de commerce de Nantes en mars 2016 par un trio composé de Hervé et Roland Coulombel, et de Xavier Lépine.

Les nouveaux propriétaires ont alors repris la marque, l’atelier de production, qui se situe au sud de Nantes à La Regrippière, ainsi que 45 des 57 salariés encore en poste. Un site de fabrication fondé en 1946 par la famille Morinière, qui en était toujours propriétaire. Mais la rupture n’est pas totale puisque l’ancien dirigeant issu de la troisième génération est resté au sein de la société, au poste de directeur technique. Depuis le rachat, de nouvelles machines ont été installées, et une boutique à l’enseigne a ouvert ses portes à Dinard en août 2016, là où se situe désormais son siège.

Côté produit, la nouvelle équipe a supprimé les modèles chaîne et trame pour ne conserver qu’une collection 100 % maille, composée d’une centaine de références. « Nous proposons toujours une gamme classique, mais on a aussi développé une ligne avec un twist tendance, plus colorée, pour se démarquer », précise Hervé Coulombel, qui a auparavant été dirigeant du label de luxe belge Maison Ullens. On retrouve par exemple une robe en tricot moulante et à l’effet corolle, mais aussi des pulls rehaussés de points fantaisie et de nouvelles matières, comme le mérinos.


L'entreprise revendique son histoire marine, mais veut toucher une plus large clientèle. - Royal Mer

Sur le salon Who’s Next, Royal Mer présentait sa collection printemps-été 2018 dans l’optique de s’adresser à une cible très large de détaillants. « On souhaite amener la mer à la ville, rentrer dans les terres, et ne pas se concentrer que sur les magasins du littoral », expose Hervé Coulombel, qui souhaiterait intégrer sous peu l’offre de grands magasins. La griffe compte environ 150 revendeurs, il en restait à peine 75 lors de la reprise.

L’export constitue aussi un axe de développement pour Royal Mer, qui n’y était pas du tout présent. Pour la saison à venir (automne-hiver 2017/18), 11% des commandes ont été signées par des clients à l’international, notamment en Allemagne, en Belgique, en Suisse et au Japon. Et des contacts ont aussi été pris sur le salon pour un premier pas aux Etats-Unis l’été prochain.

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