Sym est placé en redressement judiciaire

Créée en 1953 à Paris, la griffe de prêt-à-porter féminin Syma été placée en redressement judiciaire. Avec pour positionnement une offre moyen de gamme à destination des citadines de 35 à 55 ans, Sym se vend à travers 80 magasins en France selon les chiffres du quotidien Le Monde, dont 57 en propre, le reste en commission-affiliation. En 2013, elle comptait neuf magasins supplémentaires. Depuis le 10 juillet 2018, elle est placée en redressement judiciaire. 
 
La collection printemps-été 2018 de Sym - Sym

L’entreprise, qui employait 117 personnes en 2016 et affichait alors un chiffre d’affaires de 9,7 millions d'euros, avait notamment été rachetée par Yves Rocher avant d’être vendue en 1993 au groupe italien Miroglio. En 2012, celui-ci confiait la marque à l'Allemand Steilmann Holding SA, qui a fait faillite quatre ans plus tard à cause d’une introduction en Bourse ayant rapporté 8,6 millions d’euros à la place de 83 millions attendus. Walter Marello, jusqu’alors président opérationnel de Sym, décidait alors de reprendre l’entreprise.

Selon les informations du Monde, malgré les efforts de Walter Marello pour sauver Sym, l'entreprise portait encore les stigmates de la faillite de Steilmann Holding SA. Le PDG de la griffe a ainsi confié au quotidien : « Il restait les magasins, mais tout le reste, il a fallu le reconstruire et trouver en urgence des fournisseurs en Italie, en Chine, au Maroc, etc." Des conséquences sur l'approvisionnement des 80 boutiques de Sym se seraient donc fait sentir, entraînant la perte de clients et ne permettant pas à l'entreprise de retrouver un niveau de rentabilité suffisant, à tel point que depuis le 11 juin dernier, elle est en incapacité de payer ses créanciers. L'entreprise a désormais six mois pour présenter un plan de relance ou trouver des repreneurs. 

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