Vivarte :Naf Naf cédé à Shanghai La Chapelle Fashion Co

Au lendemain de l’officialisation de la vente du chausseur André au Français Spartoo, le groupe Vivarte a présenté ce 10 janvier aux syndicats le projet de cession de sa marque de mode féminine Naf Naf. Le repreneur est le groupe chinois Shanghai La Chapelle Fashion Co, comme dévoilé hier.


Visuel de la la ligne "Les Collectionistas" automne-hiver 17/18 - Naf Naf

Fondé en 2001, le groupe dirigé par Jiaxing Xing est spécialisé en Chine dans les marques milieu de gamme pour l’homme, la femme et l’enfant (La Chapelle, La Babité, Kin, Maria Luisa). Il reprend la totalité du périmètre de Naf Naf, à l’exception d’une boutique, a-t-on appris auprès des syndicats.

"On nous a annoncé que La Chapelle est entré en négociation exclusive avec Naf Naf et ses filiales", ont précisé ces sources à l'AFP à la suite d'une réunion avec la direction. "L'achat devrait être réalisé au début du deuxième trimestre, donc fin mars début avril", ont dit à l'AFP les représentants du personnel. La boutique non reprise est celle située sur les Champs-Elysées à Paris, actuellement fermée pour travaux

Naf Naf totalise à ce jour près de 500 points de vente dans le monde, et génère un chiffre d’affaires annuel voisinant les 200 millions d’euros. Née en 1973 dans le Sentier parisien, sous l’impulsion des frères Pariente, la marque au « grand méchant look » avait rejoint le giron du groupe Vivarte en 2006 et pesait alors 240 millions d’euros.

"Compte tenu de la situation de Vivarte, on pense que le fait que Naf Naf soit en vente est une bonne chose pour l'investissement et pour le développement de la marque", ont estimé auprès de l'AFP plusieurs élus du personnel. "Mais est-ce que le centre de décision restera en France ou va être délocalisé en Chine ?", se sont-ils inquiétés.

Après avoir vendu en un an Pataugas, Kookai, Merkal, André et donc Naf Naf, il ne reste plus au groupe Vivarte qu’à trouver un repreneur pour Besson, son enseigne de périphérie dédiée à la chaussure. Pour se concentrer au final sur un périmètre restreint regroupant Minelli, San Marina, Cosmoparis, Caroll, Chevignon (qui pourrait aussi être cédée en cas d'offre acceptable) et La Halle.

A moins que Patrick Puy, le PDG du groupe, en décide autrement, lui qui a plusieurs fois changé son fusil d’épaule quant aux marques devant être cédées. Le démantèlement complet du groupe reste craint par plusieurs  sources.

Avec AFP

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