A Genève, shopping chez Ben Laden


Yeslam Ben Laden
Photo: AFP
Dans la famille Ben Laden, on sait faire preuve d'éclectisme. Alors qu'Oussama se terre probablement dans les montagnes afghanes, son demi-frère Yeslam s'affiche au coeur de la Genève commerçante.

Yeslam Ben Laden vient d'y ouvrir sa première boutique pour y vendre une vaste gamme d'articles de luxe.

Idéalement située au centre-ville, entre la bijouterie de luxe Bulgari et la maison Caviar House, l'enseigne se veut discrète.

Dans une petite arcade de 30 mètres carrés, le millionnaire saoudien, naturalisé suisse en mai 2001, propose des sacs pour femmes, des lunettes de soleil, des parfums, des produits de beauté, des articles de petite maroquinerie, des boutons de manchettes et, au printemps, des montres. Le tout, griffé « Yeslam ».

Bien qu'il ait obtenu l'enregistrement de la marque « Ben Laden » auprès de l'Institut suisse de la propriété intellectuelle, l'homme d'affaires préfère en effet utiliser le logo « YB » et son prénom pour commercialiser ses articles.

La boutique s'appelle « Yeslam » et non « Ben Laden ».

« Je veux éviter de susciter la polémique et d'être accusé de profiter de la notoriété de mon nom », précise l'intéressé.

Mais la célébrité mondiale d'Oussama va forcément faciliter sa campagne de marketing.

Reste à savoir si les consommateurs apprécieront les articles « Yeslam ».

Dans la boutique genevoise, les prix varient de 30 euros pour une crème pour le corps à plus de 2.000 euros pour un sac en cuir.

Excessif ? « Absolument pas, rétorque le financier, ce sont des articles haut de gamme, avec une qualité au moins équivalente à celle des produits des grandes marques du luxe. Les sacs sont totalement doublés avec le meilleur cuir du marché, y compris les pochettes internes. » Depuis trois ans, Yeslam ben Laden a investi plus de 1 million d'euros dans son projet.

Le parfum est produit en France, les cuirs sont travaillés et préparés en Italie, en Argentine et en Nouvelle-Zélande, les sacs sont assemblés en Chine.

Le Genevois d'adoption compte surtout tirer profit des trois magasins « Yeslam » qui vont ouvrir d'ici la fin du mois en Arabie saoudite, où le nom Ben Laden est une référence. Peu importe qu'il s'agisse de Yeslam ou d'Oussama.

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