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Act n°1 débute à Milan avec un show dénonciation

Publié le
today 22 sept. 2018
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La collection d’Act n°1 était certainement l’une des plus intéressantes de la Fashion Week milanaise. Pour leur tout premier défilé sur les podiums lombards, Luca Lin et Galib Gassanoff, vainqueurs du concours Who is on next ? 2017 avec leur marque de prêt-à-porter féminin Act n°1, ont voulu faire entendre une voix différente. Même s’ils débutent, leur démarche originale avec une mode porteuse d’un message n’a pas manqué d’attirer l’attention.


Un look d'Act n°1 pour l'été 2019 - DR

 
Pour le printemps-été 2019, les deux créateurs, qui viennent de déménager leur atelier de Reggio d'Émilie, près de Parme, à Milan, ont voulu dénoncer le phénomène des mariages forcés auprès des très jeunes filles dans certains pays, comme la Géorgie, où l’Azéri Galib Gassanoff (24 ans) a passé sa jeunesse.
 
« Nous souhaitons raconter des histoires authentiques et la mode nous permet de faire parler de certains problèmes comme celui-ci auprès du grand public, donnant la parole à qui ne l’a pas », nous explique le designer.

La collection se développe autour d’un double langage, celui des adolescentes à travers le denim et les sweaters, et celui de la tradition via l'utilisation de robes ethniques en tissu jacquard et de robes de mariage. Le tulle notamment s’invite dans de nombreux look, enserrant les corps, les voilant ou s’incrustant ici et là.
 
Ce double fil parcourt la garde-robe, s’entrechoquant dans des vêtements déstructurés. « Notre manière de procéder découle du contraste entre nos multiples références culturelles et le monde moderne. Nous prenons souvent deux types de vêtements totalement différents que l’on découpe pour ensuite les remixer à notre manière », souligne Luca Lin (25 ans), fils d'immigrés chinois installés en Italie.
 

Act n°1 a voulu dénoncer les mariages forcés - DR


Les jeans des teenagers se parent de tulle ou se fendent au niveau du genou, portés avec une chemise d’homme blanche, qui semble glisser du corps, dénudant une épaule, le col plaqué sur le sternum. Cette même chemise portée dans des tailles extra-larges, symbole de l’homme-bourreau, se fond avec une délicate tunique en soie aux teintes vertes.
 
Ailleurs, elle se transforme en robe avec le simple ajout d’un voile en tulle noir cousu autour de la taille. De même, en guise de robe de mariée, un tablier en tulle transparent vert pastel à larges bretelles vient se poser sur un maxi sweat-shirt noir.

Autre accessoire évocateur, la chaîne, symbole de prison, qui pend en longues boucles d’oreilles ou enserre les chevilles, jouant les lacets sur des escarpins à talon aiguille. A noter aussi dans la collection de superbes kimonos chinois en soie peinte, qui tombent sinueux le long du corps jusqu’aux pieds.
 
Fondé en 2016, le label positionné dans le segment « advanced temporary » revendique déjà 40 revendeurs, dont Luisaviaroma et Farfetch.

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