Albertine continue à se diversifier grâce aux collaborations

Garance, Tara Jarmon et Sen No Sen ont été les heureuses élues du printemps-été 2018. Pour l’automne-hiver prochain, c’est avec Modetrotter que la griffe de lingerie et de bain du Sud-Ouest Albertine collaborera, avant de travailler main dans la main avec l’illustratrice Delphine Cauly et la marque de bouées The Nice Fleet pour l’été suivant.
 
La collection automne-hiver 2018/19 d'Albertine - Albertine

« Nos collaborations se font vraiment au feeling. Par exemple, avant que la marque de surf Sen No Sen ne nous contacte, nous voulions absolument faire une combinaison en néoprène. Comme il faut une certaine technicité, quand Sen No Sen nous a approché, nous avons accepté », expliquent Anémone et Caroline Anthon, les deux sœurs qui ont fondé Albertine en 2008.
 
Une histoire qui se répète avec Modetrotter, la griffe de Marie Courroy, puisque les deux marques, qui font appel aux services du même bureau de presse parisien, Dresscode, se sont entendues autour d’une capsule comprenant un ensemble de lingerie, un body, un maillot de bain, un sweatshirt et un legging. L’occasion pour Albertine de s’aventurer sur des terrains qu’elle n’a pas encore exploré et de proposer des produits à l’ADN différent.
 
Quant à son partenariat avec les accessoires de plage The Nice Fleet, il devrait permettre à Albertine d’affirmer une fois de plus son appartenance à l’univers du bain, parce que, comme le soulignent les créatrices, « l’idée, c’est que la marque puisse s’exprimer dans le lifestyle du soleil, de la plage, du voyage ». Ce qui autorise les créatrices à rêver au relancement de leur ligne homme, Monsieur Albert, qui existait aux débuts d’Albertine, mais « n’a pas survécu parce que c’était trop tôt, nous n’étions pas assez prêtes ». Ou bien à la confection d’accessoires, de sandales et de cabas siglés pour se prêter au jeu de la parfaite estivante. 
 
La collection automne-hiver 2018/19 d'Albertine - Albertine

Albertine, qui a délaissé cette année le salon Mode City, était en revanche présente sur Splash, du 23 au 25 juin derniers, pour la deuxième année consécutive. Ce qu’elles vont y chercher ? Le positionnement haut de gamme qui correspond à leur offre et les clients internationaux qui y transitent. Grâce à cet événement, elles ont noué de premiers contacts avec la Grèce où elles aimeraient être distribuées plus largement en raison de la forte attractivité du pays pour les touristes en période estivale. Pour l’instant, dans la petite centaine de points de vente d’Albertine, la France se place en tête en termes de ventes réalisées, talonnée par l’Italie, où la griffe est représentée par un agent.
 
Si la marque ne communique pas sur le montant de son chiffre d’affaires, elle détaille sa répartition. Ainsi, 37 % des ventes sont effectuées sur son e-shop, 33 % via les magasins multimarques et 8 % sur les pure players. Enfin, Albertine accomplit 22 % de ses opérations commerciales dans ses magasins. Pour l’heure, ils s’élèvent au nombre de deux, l’un installé à Biarritz et l’autre, saisonnier, à Hossegor. En parallèle, la marque est présente dans la section bain du Bon Marché Rive Gauche depuis 2011 et a aussi fait son entrée en mars dans la sélection des Galeries Lafayette.

Avec un chiffre d’affaires qui, selon les deux créatrices, aurait fait un bond de 44 % en 2017, elles envisagent l’ouverture d’autres points de vente. Pour commencer, des pop-up stores à Paris et en province, avant pourquoi pas des ouvertures dans la capitale et à Bordeaux. Pour y parvenir, Anémone et Caroline Anthon n’excluent pas de réaliser une levée de fonds, qui leur permettrait aussi de « devenir une marque plus globale de lifestyle et de développer le Web ».

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