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13 mai 2013
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4 minutes
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Bangladesh: marques et nations décidées à agir?

Publié le
13 mai 2013

Photo: AFP

Alors que le bilan s'établit ce lundi à 1 124 morts, l’effondrement d’un immeuble bangladais abritant des usines textile commence à provoquer quelques réactions. Après que de nombreuses marques ont dû reconnaître avoir produit sur place, l’heure semble être désormais aux prises de positions et aux pressions macro-économiques.

H&M et C&A viennent d’annoncer avoir signé le Fire and Building Safety Agreement. Un document initié par les ONG IndustriAll et Uni Global Nation, qui n’avait jusque là été signé que par le groupe américain PVH (Tommy Hilfiger, Calvin Klein…) et le distributeur allemand Tchibo. Inditex aurait également décidé de se joindre à cette initiative. Ces adhésions de poids pourraient en entraîner d’autres. Ce qu’attendait notamment Dorothée Kellou, chargée de mission de l'ONG Peuples solidaires et membre du collectif international Ethique sur l'étiquette.

"Il nous en faudrait au moins quatre [marques, ndlr] pour qu’il entre en vigueur" expliquait-elle quelques jours plus tôt au journal Libération. L’occasion notamment de pointer du doigt les mesurettes prises individuellement par certaines marques. Qu’il s’agisse d’une hotline anonyme dédiée aux salariés, annoncée par Adidas, ou la diffusion de vidéo de prévention d’incendie dans des usines dénuées d’extincteurs.

Parmi les raisons pouvant expliquer le désintérêt des grandes marques pour le Fire and Building Safety Agreement figure la constitution d’un fonds commun, constitué par les commanditaires, afin de financer des audits indépendants. En outre, il implique que ces mêmes donneurs ne pourront plus se contenter d’audits financés directement, et dont consommateurs et ONG ne voient les résultats que dans quelques rares cas.

Sous la pression internationale

Mais si les marques tardent à réagir aux récents événements, les classes politiques européennes et américaine pourraient bien le faire à leur place. Le Commissaire européen du commerce Karel De Gucht et la Haute Représentante de l’Union pour les Affaires étrangères Catherine Ashton préparent actuellement un rassemblement des détaillants européens se fournissant au Bangladesh. En parallèle, l’Union européenne menace Dacca de priver le pays de ses avantages dans ses échanges avec l’Europe.

Le Bangladesh profite en effet du Generalised System of Preferences (GSP) européen, dispositif qui lui permet d’exporter à moindres frais vers le Vieux Continent. Un véritable levier que Bruxelles entendrait fermement utiliser pour pousser les autorités locales à adopter une politique d’urgence afin d’améliorer les conditions de travail de son industrie textile.

Le message se veut d’autant plus clair que le Bangladesh pourrait également perdre son accès préférentiel au marché américain. Un processus qui devrait prendre plusieurs mois, et qui fait suite à l’assassinat l’an passé d’un défenseur bangladais du droit du travail. Ce dernier militait pour l’instauration d’une réelle politique de sécurité dans les usines. Suite aux récents événements, dont les images ont fait le tour du monde, la décision de Washington pourrait s’accélérer, selon la presse locale.

Qui devra payer ?

Deuxième producteur mondial d’habillement dans le monde, le Bangladesh va donc avoir à donner des gages de son implication dans les prochaines semaines. La perte de clients internationaux pourrait en effet poser un sérieux problème à son économie nationale, le textile pesant pas moins de 80% des exportations, soit 29 milliards de dollars l’an passé.

Et les dirigeants de l’industrie bangladaise du textile semblent en tout cas prendre la mesure de l’enjeu. "C'est un moment crucial pour nous, a ainsi déclaré à l’AP Atiqul Islam, président du Bangladesh Garment Manufacturers and Exporters Association. Nous faisons de notre mieux pour améliorer les mesures de sécurité dans les usines. Nous attendons de nos acheteurs qu’ils soient à nos côtés et nous aident à surmonter la crise actuelle. Ce n'est pas le moment de se détourner de nous. Cela va nuire à l'industrie et beaucoup de travailleurs perdraient leur emploi."

Un appel au soutien lancé aux donneurs d’ordres qui soulève la question la plus problématique d’une évolution des conditions de production: à qui la facture? Aux fabricants, déjà contraints de rogner sur leurs coûts pour continuer à séduire les donneurs d’ordres? Aux marques internationales, d’ores et déjà tentées par d’autres pays plus compétitifs et moins négativement médiatisés? Aux consommateurs américains et européens, dont le niveau de consommation est d’ores et déjà plus que morose? En attendant une réponse, c’est la classe ouvrière bangladaise qui a payé un prix fort: 1 124 vies.

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