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AFP-Relaxnews
Publié le
1 nov. 2022
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Bannis de certains pays, les produits éclaircissants en plein boom sur les réseaux sociaux

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AFP-Relaxnews
Publié le
1 nov. 2022

Alors que des pays d’Afrique comme le Cameroun viennent d’interdire la vente de produits éclaircissants, la consommation subsiste sur un nouveau terrain de commercialisation :  les réseaux sociaux. Une tiktokeuse ivoirienne s'est récemment attirée les foudres des internautes, après la promotion de produits blanchissants… pour les nourrissons.



La promotion des produits éclaircissants, qui passait autrefois par les canaux de communication comme la publicité dans les magazines ou dans les magasins de cosmétiques dits "ethniques", s’est désormais étendue sur les réseaux sociaux comme TikTok ou Instagram. Le 19 octobre dernier, une tiktokeuse ivoirienne a même fait la promotion d'une lotion blanchissante pour les nourrissons, un bébé dans les bras, alors que la vente de produits éclaircissants est interdite en Côte d'Ivoire depuis 2015.

Des produits facilement accessibles

Sur les emballages de ces produits, on voit des jeunes femmes à la peau claire, avec des noms de marques comme "Clinic Clear", "Glow&Lovely" (anciennement "Fair & Lovely" - "Claire & Jolie" en français), ou CaroWhite. Le tout abritant des cosmétiques qui garantissent une peau plus claire, plus souple, et plus satinée. Patchs, injections de corticoïdes, pilules de glutathion, crèmes, huiles, boissons… Les manières de s’éclaircir la peau se sont multipliées au fil des années.

Disponibles sur des sites de ventes spécialisés dans les cosmétiques ethniques comme Lady Edna, ces produits sont facilement accessibles, et vendus à des prix abordables, alors que certains ont déjà fait l'objet de procédures de rappel en France. Par exemple, la marque CaroLight (désormais CaroWhite), a reçu en 2018 un avis de rappel de la DGCCRF (Direction Générale de la Concurrence, de la Consommation, et de la Répression des Fraudes), en raison d'un "risque de lésions cutanées dues à la présence de composés interdits". Car bien que sous le feu des projecteurs sur les réseaux sociaux, les produits éclaircissants ne sont pas sans risque pour la santé.

Le colorisme prôné à travers les réseaux sociaux



Premières consommatrices de ces produits, les femmes ne sont pas - pour la plupart - bien informées sur les conséquences de leur usage. Toujours selon la DGCCRF, dans près de 60% à 70% des cas, le blanchiment de la peau non contrôlé peut générer de légères brûlures, de l'eczéma, de l'acné, des vergetures irréversibles, de l'hyperpilosité ou encore des cas fréquents de fragilisation structurelle de la peau entraînant des difficultés à cicatriser. Dans les cas les plus graves, leur application prolongée peut provoquer des cas d’hypertension artérielle, de diabète ou encore d’insuffisance rénale.

Des risques qui ne semblent pas stopper l'engouement pour ces produits. Estimée à 4,8 milliards de dollars en 2017, l'industrie mondiale de l'éclaircissement de la peau devrait atteindre 8,9 milliards de dollars d'ici 2027, selon des projections réalisées par The Guardian en 2018. Le tout porté par "par une classe moyenne croissante dans la région Asie-Pacifique", précisait alors le journal britannique.

Sur les réseaux sociaux, l'enthousiasme semble sans précédent. Le hashtag #skinwhitening ( ou "crème blanchissante") génère à ce jour plus de 250 millions de vues, tandis que "skinlightening" ( ou "éclaircissement de la peau") cumule 60 millions de vues sur TikTok. La peau claire, objectif esthétique ultime des consommatrices concernées, est vue comme un critère de beauté, plus particulièrement dans les pays d'Asie et d'Afrique. Le colorisme, qui est une discrimination favorisant les peaux plus pâles, s'est perpétué au fil des décennies faisant ainsi naître un complexe chez les femmes mais aussi les hommes à la peau foncée. Ces derniers ayant recours à ces produits pour embrasser des injonctions qui persistent - et signent - dans le temps.

Une sensibilisation massive



Des ONG se mobilisent afin de prévenir les consommatrices sur les risques nocifs liés à l’utilisation des produits éclaircissants, notamment en France et dans certains pays d’Afrique. Au Togo, depuis août 2021, une campagne de sensibilisation, nommée “S’aimer au Naturel”, rassemble des femmes engagées et des artistes venant de pays d’Afrique différents afin de conscientiser sur les méfaits de la dépigmentation.

En France, depuis 2002, l’ONG Label Beauté Noire, fondée par Isabelle Mananga Ossey, alerte l’opinion publique sur la dangerosité de ces produits et sensibilise les professionnels ainsi que les politiques. Hannelore Ver-Ndoye, enseignante en histoire et en citoyenneté, a également publié l’ouvrage "Décolorés : un panorama de la dépigmentation volontaire de la peau", dans lequel elle dénonce la promotion des peaux plus claires dans les médias, ainsi que les publicités mensongères des produits éclaircissants.

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