Blancheporte retrouve des couleurs

Fabricant textile installé en 1806 à Tourcoing, l’entreprise Blancheporte a pris le pris le virage de la vente par correspondance en 1964 avant de se lancer sur le Web en 2005. C’est grâce aujourd’hui au e-commerce que la marque mode et maison ciblant les quinquas trouve des relais de croissance, sans pour autant délaisser ses catalogues, qu’elle a remaniés.


Les tailles proposées par l'entreprise oscillent côté mode du 38 au 58. - Blancheporte

En 2016, la société avait été cédée par le groupe 3SI (3 Suisses International) à son équipe dirigeante d’alors. Son actuel président, Franck Duriez, qui était directeur général au moment de la cession, est resté plutôt discret depuis la transaction. Il prend la parole aujourd’hui pour dresser un état des lieux du travail engagé et surtout affirmer que Blancheporte a renoué avec la rentabilité un an avant les prévisions fixées. « Nous avons dégagé de premiers bénéfices et notre chiffre d’affaires a progressé de 3 % en 2017, pour atteindre 171 millions d’euros, se félicite le dirigeant. Au premier trimestre 2018, nous avons même enregistré une progression de 5 % ». L’an dernier, 4 millions de commandes ont été passées.

L’un des axes de travail ayant contribué à ce redressement est le renforcement de l’offre propre. « 90 % de ce que l’on vend aujourd’hui est conçu en interne. Le bureau de style dessine 800 modèles chaque saison et intensifie le rythme des collections. Nous avons aussi étendu notre offre aux chaussures en 2016 ». Les catalogues suivent cette cadence : même s’il reste deux temps forts dans l’année, Blancheporte expédie de plus petits fascicules, à raison de deux par mois. 70 millions de catalogues sont ainsi envoyés chaque année.

C’est aussi en affirmant sa cible - puisqu’elle se revendique comme le « premier site dédié aux quinquas » - et en incluant maintenant ses adeptes à son processus de création que Blancheporte fédère sa clientèle. La marque exploite de plus en plus la data pour mieux calibrer l’offre, tout en prenant en compte les retours et envies de clients lors de réunions dédiées.

« Notre cliente, dont l’âge moyen est de 55 ans, est omnicanale : elle reçoit le catalogue, repère des modèles sur le site ou passe ensuite commande par téléphone, expose Franck Duriez. Les ventes en ligne représentent 50 % de notre chiffre d’affaires et cette part va continuer à augmenter. »

Côté organisation, les fonctions supports de l’entreprise comptant 200 salariés ont été externalisées depuis le rachat : cela concerne la comptabilité, le service paie, mais aussi la logistique. Enfin, Blancheporte travaille actuellement avec l'agence Publicis à la redéfinition de sa plateforme de marque, afin de déployer une campagne de communication pour début 2019 et ainsi séduire de nouveaux adeptes.

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