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19 mars 2021
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4 minutes
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Confinement: les représentants des commerces sont amers

Publié le
19 mars 2021

"Coup de massue", "absurde", "grande tristesse": les représentants de fédérations des commerçants et des acteurs de la distribution sont à court de mots pour signifier leur incompréhension et leur amertume suite aux annonces du Premier ministre Jean Castex ce jeudi 18 mars dans la soirée. Dans les mesures présentées pour le troisième confinement qui concerne 16 départements (les régions Ile-de-France et Hauts-de-France, les Alpes-Maritimes, la Seine Maritime et l'Eure), les commerces vendant des produits qui ne sont pas "de première nécessité" devront garder le rideau baissé durant, au moins, les quatre prochaines semaines.


Les magasins qui ne proposeront pas des produits de première nécessité resteront fermés en Ile-de-France, dans les Hauts -de-France, dans les Alpes-Maritmes, dans l'Eure et en Seine-Maritime - Shutterstock



L'Alliance du Commerce relevait qu'avec des acteurs dont les boutiques ont été fermées un jours sur trois depuis le début de la crise, "ces nouvelles mesures restrictives d'activité sont un nouveau coup dur pour les commerces déjà lourdement impactés par les décisions précédentes". En 2021, avec la fermeture annoncée des quatre prochaines semaines, certains commerces compteront déjà 80 jours de fermetures au 15 avril.

Reviennent sur le devant de la scène les débats pour savoir ce qui relève ou pas des denrées essentielles. Les libraires ayant eu gain de cause, plusieurs secteurs font valoir leurs arguments. Ainsi le groupe IDKids, spécialiste de l'enfant, met en avant que prendre soin des enfants, pour leur vêtements et leurs loisirs, est essentiel en période de confinement.

"Nous avons demandé à ce que les activités autorisées à ouvrir (optique, librairie, coiffeur...) ainsi que le click&collect le soient également dans les centres commerciaux, explique de son côté Gontran Thuring, président du Conseil national des centres commerciaux (CNCC). Le décret qui devrait paraître demain y apportera, nous l'espérons, une réponse".

Reste que nombre de commerçants ne feront pas partie des commerces autorisés à l'ouverture. Rien que sur la région Ile-de-France, les équipes de la Chambre de commerce et d'industrie estimaient que lors du dernier confinement, entre les commerces et les services fermés, "environ 210.000 activités ont dû être arrêtées". Même si le click&collect s'est déployé, l'organisme estime que les commerçants ont perdu entre 30% et 60% de chiffre d'affaires sur ces périodes selon leur activité et s'ils dépendaient d'une clientèle touristique.

Les mesures décrétées par le gouvernement touchent 21 millions d'habitants et les départements concernés pèsent environ 40% du PIB national. "L'Ile-de-France et les Hauts de France représentent pour les enseignes en moyenne entre 20% et 35% de leur chiffre d'affaires et quasiment autant en termes d'emploi, analyse Emmanuel Le Roch, délégué général de la fédération ProCos. Avec la fermeture des grands centres commerciaux depuis fin janvier, certaines enseignes avaient déjà 75% de leurs magasins fermés. Là, les grands réseaux sont encore plus fragilisés".

De manière générale, les acteurs du commerce expliquent leur sentiment d'injustice. Alors que ses représentants ont mis en avant des études pour revendiquer la sécurité sanitaire de leurs magasins, le secteur estime faire face à des mesures drastiques, là où l'approche est allégée sur de nombreux points par rapport aux deux premiers confinements.

Certains acteurs vont être confrontés à des problématiques de trésorerie dans les prochaines semaines



Aussi, les acteurs veulent mettre la pression pour obtenir un soutien plus marqué des autorités. Ils attendent, notamment, que s'appliquent les mesures annoncées par le gouvernement fin janvier sur le soutien aux entreprises via la prise en charge des coûts fixes et sur la prise en charge des loyers des magasins fermés car situés en centres commerciaux. Le premier volet doit être activé fin mars alors que le second sujet est analysé par Bruxelles pour valider sa conformité avec les cadres de l'Union.

L'Alliance du commerce demande aussi "la poursuite de l'activité partielle avec une prise en charge à taux plein aussi longtemps que durera la crise et l'assouplissement des règles relatives aux prêts garantis par l'État en allongeant la durée de remboursement au-delà de six ans". La période est un nouveau coup dur pour les commerçants et certains acteurs vont être confrontés à des problématiques de trésorerie dans les prochaines semaines.  Les négociations en cours à Bercy concernant un dispositif adapté pour l'écoulement des stocks conséquents de la dernière saison, notamment dans la mode, pourraient apporter une petite bouffée d'air au secteur.

Autre petite embellie sur laquelle comptent les fédérations: une perspective de réouverture des centres commerciaux situés dans des régions moins exposées à la pandémie.


 

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