Couture: Chalayan revisite Vionnet et Armani dîne en Privé

PARIS, 21 jan 2014 (AFP) - La maison centenaire Vionnet a fait son retour en couture mardi, avec une collection "demi couture" créée par le Britannique Hussein Chalayan, qui a défilé après les Français Bouchra Jarrar et Stéphane Rolland. Dans la soirée, Armani a convié son public au Palais de Tokyo pour un défilé Armani Privé suivi d'une expo éphémère et d'un diner privé.

Vionnet, tout en suggestion

Schiaparelli n'est pas la seule maison à avoir fait son grand retour, pendant les défilés couture. Vionnet, qui défile déjà dans le prêt-à-porter, revient également. Madeleine Vionnet, qui créa sa maison en 1912, est considérée comme l'une des plus grandes couturières françaises. En 2012, une femme d'affaires kazakh, Goga Ashkenazi, a repris cette maison.

Hussein Chalayan et Goga Ashkenazi mardi à Paris (photo: PixelFormula) - PixelFormula

Elle a fait appel récemment au créateur britannique Hussein Chalayan, pour la ligne "demi couture". Il s'agit, selon la maison, de "mixer l'artisanat de la haute couture traditionnelle avec l'accessibilité du prêt-à-porter". Il devrait ainsi y avoir moins de prises de mesure qu'en haute couture, explique-t-on.

Vionnet vue par Chalayan (photo PixelFormula)

Hussein Chalayan a exclusivement présenté des robes du soir très longues, près du corps pour beaucoup. Elles semblent d'ailleurs être réservées aux jeunes femmes (très) bien faites. Les premières sont composées de superpositions de couches d'organza, dans des tons pastels, qui laissent voir le corps, en transparence. Elles sont coupées radicalement, au laser. Le créateur, connu pour son travail avant-gardiste et son sens de la provocation, associe ensuite tissus fluides, plissés, transparents, et tissus technologiques plus rigides. Il rend hommage à la couture avec un imprimé, qui fait penser à un patron de couturière. L'ensemble rend bien, mais on a envie de voir la collection suivante pour en savoir davantage.

Le glamour chez Armani

La journée s'est terminée avec le défilé Giorgio Armani Privé et une collection que l'on imagine aisément portée par les fortunées du monde entier et sur les tapis rouges par les célébrités, dont Sophie Marceau, qui était au premier rang.

Dominée par un dégradé de bleus très doux, elle renvoie aux années 20. Les mannequins ont les cheveux retenus dans un foulard. Les jambes sont allongées par les coupes qui mettent en valeur le bas de la silhouette. Elles ne portent que du long (jupes, robes, pantalons), qui peut cependant être transparent ou fendu le long de la jambe, et privilégient l'évasé.


Il y a beaucoup d'imprimés: des bandes horizontales, des motifs géométriques tel ceux présents sur les cravates d'homme. La femme Armani Privé pioche d'ailleurs chemises et vestes dans la garde-robe de son homme, ce qui la rend encore plus féminine, avec un air bohémien chic. Le couturier lui propose également des robes "très princesse", bustier, dos nu ou à fines bretelles croisées, brillantes, avec paillettes, cristaux, microperles et strass brodés.

Après le défilé, les invités ont pu (re)découvrir 80 pièces de précédentes collections Armani. Une exposition au Palais de Tokyo, baptisée Eccentrico, qui sera ouverte au public du 22 au 26 janvier.


Par Caroline TAIX

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