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Publié le
2 mars 2021
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Covid-19: Macron demande de tenir "encore quatre à six semaines"

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AFP
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2 mars 2021

Emmanuel Macron a estimé lundi qu'il fallait encore tenir "quatre à six semaines" contre le Covid-19, misant sur la vaccination bientôt élargie à une partie des plus de 65 ans, au moment où un nouveau tour de vis dans vingt départements est toujours envisagé.


Le président Emmanuel Macron parle avec une patiente dans un centre de vacccination, le 1er mars 2021 à Bobigny, près de Paris. - POOL/AFP


"Il faut tenir encore quelques semaines, quatre à six semaines", a affirmé le chef de l'Etat lors d'une visite à Stains (Seine-Saint-Denis), répondant à un jeune homme qui lui demandait de repousser le couvre-feu de 18H00 à 19H00, a constaté l'AFP.

Selon l'Elysée, le chef de l'Etat faisait référence à la progression de la vaccination des plus âgés, qui doit permettre d’éclaircir l'horizon en allégeant la pression hospitalière.

Mais sur le plateau du 20h de France 2, le ministre de la Santé, Olivier Véran, a été plus explicite: "Le président rappelle, et il a totalement raison, que hélas sur les 4 à 6 prochaines semaines, il ne faut pas compter qu'on réduise la voilure des mesures, le couvre-feu et les mesures actuelles seront à minimum sur les 4 à 6 prochaines semaines".

L'exécutif mise sur la montée en puissance de la vaccination, alors que pour l'heure, près de 3 millions de personnes ont reçu au moins une dose, dont 1,5 million ont été vaccinées avec deux doses, en majorité des personnes âgées et des professionnels de santé avec les vaccins de Pfizer/BioNTech et de Moderna.

La campagne va s'accélérer avec l'ouverture aux 65-75 ans atteints de comorbidités (obésité, diabète, cancers, maladies cardiovasculaires), "soit 2,5 millions de Français en plus", qui pourront recevoir le vaccin d'AstraZeneca chez "leur médecin traitant, dans l'hôpital qui les suit" ou "dans quelques jours en pharmacie", a annoncé lundi soir Olivier Véran, en s'appuyant sur une décision de la Haute autorité de santé (HAS).

Jusqu'ici, le produit d'AstraZeneca, réservé aux 50-64 ans les plus fragiles et aux professionnels de santé, manquait de bras à piquer, les soignants ne se pressant pas pour se faire vacciner, à cause notamment de forts effets secondaires chez les plus jeunes, la plupart du temps des symptômes grippaux. Sur 1,6 million de doses d'AstraZeneca reçues à fin février, seulement 275.000 avaient été injectées.

"Ne nous reconfinez pas"



La France est confrontée à une reprise épidémique soutenue du Covid-19, mais le gouvernement veut éviter un reconfinement généralisé, en comptant notamment sur des mesures territorialisées en plus du couvre-feu national à 18h.


AFP


 
"Je vous ai entendu, on fait tout ce qu'on peut", a répondu Emmanuel Macron à un senior vendu se faire vacciner dans un centre de Bondy, qui lui a lancé: "Ne nous reconfinez pas".

Il s'agissait de la première visite du chef de l'Etat dans un centre de vaccination depuis le début de la campagne. Il est ensuite parti de son côté pour une promenade improvisée dans le XVIIIe arrondissement de Paris, à la rencontre des habitants, sans prévenir la presse.
Des concertations ont eu lieu lundi entre préfets et élus locaux des vingt départements, notamment en Ile-de-France et autour des grandes métropoles (Lyon, Marseille, Lille) qui craignent une nouvelle explosion des contaminations avec la propagation des variants plus contagieux. Des confinements locaux le week-end, comme à Nice et Dunkerque, pourraient être ordonnés à l'issue de ces consultations.
 
La maire PS de Paris, Anne Hidalgo, a elle réitéré son opposition à un confinement de la capitale le week-end, prônant au contraire l'accès aux espaces publics pour la population et demandant que le rythme de vaccination soit multiplié par quatre.

Cours en extérieur



Pour faire face à l'épidémie, Mme Hidalgo a encore proposé "aux enseignants de faire cours fenêtres ouvertes en profitant notamment du retour des beaux jours" et en "extérieur toutes les fois que cela sera possible".

Dans la Drôme, le port du masque est désormais obligatoire dans l'ensemble des centres-bourgs et des centres-villes du département, a indiqué la préfecture.

Emmanuel Macron doit en outre tenir cette semaine une réunion avec des membres du gouvernement pour préparer la mise en place d'un "pass sanitaire", qui ne sera pas un "passeport vaccinal", en vue de la réouverture des lieux culturels et des restaurants.

Au niveau européen, où l'idée d'un pass vaccinal doit être débattue, la France est parvenue dimanche à conserver ouverte sa frontière avec l'Allemagne. Mais un test négatif de moins de 48 heures sera désormais exigé à partir de mardi depuis la Moselle, une situation qui concerne 16.000 travailleurs français.

Dimanche, à Paris, 3.600 policiers et gendarmes avaient tenté de réguler l'affluence sur les quais de Seine. A Toulouse, la préfecture a interdit l'accès aux berges de la Garonne.

Plus de 3.500 personnes atteintes du coronavirus étaient soignées lundi dans les services de réanimation, un chiffre qui progresse depuis plusieurs jours. Au total, près de 87.000 malades du Covid-19 sont morts depuis le début de l'épidémie.

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