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18 janv. 2022
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Egonlab, jeune marque de mode qui crée "des passerelles" entre les générations

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18 janv. 2022

A moins de trente ans, les créateurs français Florentin Glémarec et Kévin Nompeix, fondateurs d'Egonlab, intègrent mardi la Fashion Week à Paris avec un défilé classique, tout en vendant des sabots Crocs dans le métavers et en faisant des grands-parents de l'un d'eux les ambassadeurs de la marque.


Egonlab - Fall-Winter2022 - Menswear - Paris - © PixelFormula



Une approche inclusive et pluridisciplinaire qui s'impose à l'heure de la pandémie.

"On a créé des passerelles avec le passé et on va créer des passerelles avec le futur, vers une communauté (de très jeunes) qu'on ne connaissait pas forcément", assure Kévin Nompeix dans un entretien de l'AFP.

La griffe Egonlab lancée il y a deux ans, a fait parler d'elle avec des présentations virtuelles puissantes. "On a utilisé les réseaux sociaux pour se démarquer des autres".

"Envie de défiler"



Mardi, au premier jour de la semaine du prêt-à-porter homme à Paris, "c'est une consécration. Toutes les marques aujourd'hui ont envie de défiler, avoir été acceptés dans le calendrier officiel c'est hyper important pour nous", déclare Florentin Glémarec.


Egonlab - Fall-Winter2022 - Menswear - Paris - © PixelFormula



Leur première est un défilé à l'Oratoire du Louvre. Comme eux, 17 maisons sur 76 inscrites au calendrier ont choisi ce retour aux défilés.

"Les gens ont envie de revenir au physique, la mode est un art qui se vit, pas seulement un art qui se regarde, il faut ressentir le mouvement du vêtement, la densité du tissu", souligne Kévin Nompeix.

"L'écran a été une bonne alternative, mais les gens ont besoin de vivre ce moment (physique) pendant la pandémie pour ne pas rester tout le temps dans ce cocon virtuel", ajoute-t-il.

Le duo reçoit dans son petit studio-atelier où sont accrochés sur les cintres des doudounes "oversize", manteaux structurés ou jupes allant aussi bien aux hommes qu'aux femmes.

"Papi punk"



"C'est nécessaire pour la crédibilité d'une collection, elle ne peut être que masculine ou féminine", assure Kévin Nompeix. "Le genre, la sexualité, l'acceptation de tout le monde, c'est un projet qui nous tient à coeur".


Egonlab - Fall-Winter2022 - Menswear - Paris - © PixelFormula



Ancien mannequin, Florentin Glémarec enfile un manteau noir aux épaules prononcées, silhouette phare "structurée et dynamique" d'Egonlab, puis un manteau en fausse fourrure faite de "poils de mohair enduits de résine" par-dessus une chemise blanche et bleue à motifs ésotériques.

Ses grands-parents bretons octogénaires, lui "ancien marin qui vendait ensuite du carrelage", elle "qui distribuait les journaux" portent également du Egonlab. Stars sur Instagram de la marque, ils créent le buzz lorsqu'ils sont pris en photo.

"Ils nous ont soutenus dès le début, ils venaient dans les ateliers essayer les vêtements. C'est parti d'une blague de papi +moi aussi je peux être un mannequin+. On a retrouvé des photos d'eux, jeunes, punk, très Egonlab dès le début. On n'imagine pas l'ADN de la marque sans eux", raconte Florentin.

Clin d'oeil aux soignants



La collaboration avec Crocs, sabots en plastique qui fêtent leurs 20 ans, est "un clin d'oeil pour rendre hommage aux soignants" qui étaient les premiers à les avoir adoptés avant que la ministre Roselyne Bachelot ne s'affiche en 2008 avec une paire rose dans la cour de l'Elysée et que Balenciaga n'en fasse en 2018 une chaussure fétiche.


Egonlab - Fall-Winter2022 - Menswear - Paris - © PixelFormula



"On les a sublimés avec des cristaux Swarovski pour montrer" que les soignants "sont un trésor de notre nation", explique Kévin Nompeix.

Pour parler aux jeunes, "de plus en plus connectés", Egonlab inaugure "un refuge numérique" pour ouvrir leur univers aux "geeks" dans le métavers, ce monde virtuel parallèle investi massivement par les maisons de mode. Cinq modèles de Crocs y seront vendus aux enchères. Une partie des bénéfices de la vente sera reversée à des associations facilitant l'accès au numérique aux plus démunis.

Paris, 18 jan 2022 (AFP) - Olga Nedbaeva

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