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Ekyog fait le pari d’une distribution en multimarques

Publié le
today 18 sept. 2018
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En quête de revendeurs multimarques sur le marché français et à l’export, la marque bretonne écoresponsable a fait son retour il y a quelques jours au salon Who’s Next, où elle avait fait un passage il y a quelques années. Car la marque a connu une passe difficile, à savoir un dépôt de bilan en 2014, puis a été acquise en 2015 par un investisseur canadien, Yan Lin. Son nouveau propriétaire pilote la relance de la marque, épaulé depuis un an par Dominique Desodt au poste de directeur général.


La marque propose des articles fabriqués en coton bio, lin, lyocell, modal, cupro, laine ou encore polyester recyclé. - Ekyog


Aujourd'hui, l’entreprise s’épanouit dans l’Hexagone à travers un parc de 33 boutiques (dont 26 succursales et sept affiliés) et souhaite maintenant investir les multimarques. Son arrivée au salon de la Porte de Versailles a suscité l’intérêt. « Nous avons reçu des de nombreux appels de personnes intéressées en amont du salon, expose le dirigeant. L’idée est de mailler le marché français, en visant une cinquantaine de revendeurs pour l’été 2019. »

Sans leur imposer un minimum de commande, « pour que chaque détaillant puisse tester notre offre comme il le souhaite ». Le dirigeant vise des multimarques de centre-ville milieu/haut de gamme.

Maîtrisant bien la communication autour du caractère éthique des collections (tissus et matières bio ou recyclées), le label porte l’ambition de renforcer son image mode pour séduire davantage. Pour l’été 2019, une prise de parole est programmée : il s’agira d’une campagne presse et affichage qui aura pour but de donner une résonance à la marque sur tout le territoire.

Le réseau à l’enseigne n’a quant à lui pas vocation à s’étendre, l’implantation d’un magasin monomarque représentant un coût certain. « L’investissement que nécessiterait l’ouverture de boutiques, nous préférons le réserver au développement de la collection », explique Dominique Desodt.


Le siège de l'entreprise est basé à Rennes. - Ekyog


Fondée en 2003 par Louis et Nathalie Lebas-Vauthier, qui ont quitté la société il y a quatre ans, Ekyog a connu, selon son dirigeant, une année 2017 « assez difficile, n’ayant pas trouvé le bon collectioning ». Pour l’été prochain, l’offre gagne en fraîcheur et en féminité, apportant davantage de motifs pimpants qu’à l’accoutumée. De quoi séduire une clientèle plus avide de tendances.

Une réflexion sur les prix a également été engagée. « Une baisse moyenne de 5 % va s’opérer sur les étiquettes, annonce Dominique Desodt. Nous sentons que le positionnement prix est aujourd’hui une question cruciale pour les clientes et nous souhaitons répondre à cette sensibilité. »

En toile de fond, l’entreprise, dont le chiffre d’affaires est d’environ 10 millions d’euros, ambitionne de parvenir à l’équilibre économique. C’est peut-être en se constituant un réseau wholesale en France et en s’ouvrant à l’export que la marque qui emploie 65 personnes atteindra son objectif. Elle aspire aussi à être présente au prochain salon de la mode éthique de Berlin.

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