Fast Fashion Lille: Eurovet et une majorité d'exposants globalement satisfaits

Eurovet a semble-t-il eu une bonne idée en installant à côté de Tissu Premier à Lille un salon de produits finis sous l’intitulé Collections. La première édition de ce salon vient de se terminer ce soir au Grand-Palais dans la capitale nordiste. Certes tous les exposants n’étaient pas totalement satisfaits mais, globalement, le ton était favorable.


Le Forum de Collections fut particulièrement apprécié (photo Hervé Dewintre/Eurovet)

Et surtout la référence à l’historique Intersélection parisien récemment arrêté n’était plus vraiment de mise même pour les exposants qui le fréquentaient. Bien au contraire. Ainsi par exemple, le Portugais Squarcione admet que le salon est calme mais intéressant. Et dit souhaiter revenir pour la deuxième édition. David Soler, du spécialiste espagnol de la maille Intergrup Aviapunt, relève une dizaine de contacts pris le premier jour du salon, le mercredi 13 juin, et trois ou quatre sur la matinée du deuxième jour. "C’est moins qu’au Who’s Next où nous sommes présents avec notre marque, Privata, souligne-t-il. Mais les volumes ne sont pas les mêmes". Cette société, suite à la crise espagnole, a décidé de pousser l’export et de travailler en marque blanche pour des marques et enseignes. D’où sa présence à Collections…

Le Tunisien Cymod s’est félicité du voisinage avec Tissu Premier. "Ce salon attire du monde. Le fait d’avoir rapproché les deux manifestations est très bien", souligne Lise Poisnel, de Cymod. Celle-ci admet l’intérêt de faire un salon au moins déjà pour entretenir un courant d’affaires. Elle souligne aussi qu’il ne faut pas chercher la rentabilité immédiate. "Il faut deux ans pour rentabiliser un salon", souligne-t-elle.

Le Français GDT Distribution est, lui, un des rares à faire la comparaison avec Intersélection en relevant qu’en comparaison de la dernière édition de ce salon parisien, Collections ne fut pas mauvais. "Ils (les organisateurs, ndlr) ont eu le courage de changer", souligne Haim Marciano. Pour autant, il releva le faible nombre de visiteurs étrangers. Un avis partagé par Michèle Binabout chez Gourand. Autre critique souvent entendue et admise par les organisateurs: la faible présence d’exposants masculins parmi les 90 stands de Collections. Un regret notamment manifesté par Sophie Tallet, et en toute logique puisqu’elle est chef de produit habillement homme chez Auchan.


Tissu Premier devrait accueillir plus de tisseurs turcs suite à un accord avec l'UTIB (photo Hervé Dewintre/Eurovet)

Coté Tissu Premier, si, chez Bel Maille, on souligne l'ambiguïté du voisinage des deux salons, les exposants de l’un étant en toute logique les clients de l’autre, nombre d’exposants n’ont vu aucun inconvénient au regroupement des deux entités. Avec une sorte de bénédiction venant de Lucien Deveaux qui admet l’intérêt du voisinage et salue la qualité esthétique de l’ensemble, clair, spacieux. "bien plus agréable qu’auparavant". Les exposants turcs eux-même se disent satisfaits. Leur organisme de soutien, l'UTIB (Turkish fashion fabrics), s'est même engagé pour un an à amener davantage d'exposants, une trentaine contre une vingtaine cette fois.

Ce jeudi après-midi, Eurovet ne publiait pas encore de chiffres. Mais soulignait la forte fréquentation sur le premier jour. Et relevait une fréquentation étrangère de qualité, avec par exemple les Belges Andres et Cassis, les Anglais de Monsoon et Asos. Ces derniers ont d’ailleurs déjeuné le 13 avec Hervé Huchet, directeur des salons mode d’Eurovet. Chez les Français, celui-ci annonce la visite de la plupart des grandes centrales du Nord, mais aussi les groupes Etam, Beaumanoir, les enseignes Jacqueline Riu, Jules, Kiabi, La Halle, Orchestra, Jacadi, Okaïdi, etc. Des marques comme Fuego et Pause Café ont fait le déplacement.

Pour le directeur de la division salons de mode d’Eurovet, cela montre bien que Collection comme Tissu Premier correspondent bien à un besoin du marché de fast fashion. "Surtout à un moment où les engagements sur le long terme peuvent se retrouver en contradiction avec l’état du marché", souligne Hervé Huchet. On sait que ce fast fashion Lille s’inscrit dans une démarche plus large d’Eurovet. Française et internationale.

Pour répondre encore mieux à la demande de fast fashion et s’intercaler au mieux entre les dates des autres salons, il a été décidé d’avancer l’ensemble Tissu Premier/Collections à Lille au 16 et 17 mai en 2013. Bien avant, les exposants et visiteurs se retrouveront peut-être au Fast Fashion Londres, deuxième du nom, les 27 et 28 octobre, puis à Lille pour les deux salons du Fast Fashion Lille les 28 et 29 novembre.

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