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20 janv. 2022
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Freepry veut rendre la seconde main accessible à tous les commerces

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20 janv. 2022

Patatam, Faume, Disruptual, Place2swap… En France, les prestataires liés au marché de la seconde main sont nombreux à avoir fait décoller leur activité auprès des professionnels de la mode ces deux dernières années. Sur le créneau de l’occasion en boutique, Freepry s’est fait une place sur ce marché en s’adressant autant aux chaînes de magasins qu’aux commerçants indépendants. Présente sur le salon Who’s Next ce week-end, au sein de l’espace Traffic, la jeune entreprise parisienne lancée en 2020 revendique déjà une centaine de clients BtoB, qui utilisent sa plateforme web permettant la gestion des produits de seconde main.


Espace seconde main chez Citadium, client de Freepry - DR


"Nous avons en tout 250 points de vente partenaires, 60% sont des multimarques et 40% des magasins d’enseignes comme Adidas, Printemps ou Petit Bateau, qui s’est d’abord lancé sur le sujet en interne avant de faire appel à nous pour un gain de temps opérationnel", détaille Paul-Karam-Roux, cofondateur de Freepry, qui dévoilera au cours de l’année des alliances avec des acteurs des segments du luxe et du sport.

Freepry a développé au fil du temps plusieurs options concernant la seconde main en magasin. Le principe de départ, façon dépôt-vente, est de permettre la reprise d’un vêtement auprès de clients, qui vont bénéficier d’un bon d’achat à dépenser dans la boutique, si la pièce trouve preneur après avoir été mise en vente dans l’espace seconde main du point de vente.


Interface de la solution Freepry à destination des commerçants - DR


Mais certains commerçants ne souhaitent pas, pour des raisons de place ou de manque de temps, exposer et gérer l’offre d’occasion dans leur magasin. La collecte seule est ainsi possible (et donne lieu à un bon d’achat délivré directement), Freepry se chargeant ensuite de revendre les habits à des grandes plateformes de seconde main.

La troisième option consiste à mettre en relation, via un site web dédié à la boutique, des clients de seconde main. Le produit repéré en ligne sera déposé en magasin par le vendeur pour que l’acheteur puisse l’essayer au même endroit.

"Le marché de la mode d’occasion est toujours en forte croissance, mais on recense aussi de mauvaises expériences sur certaines plateformes. L’expérience physique de la seconde main rassure le consommateur, et supprime aussi des étapes logistiques", relate Paul-Karam-Roux.


Espace occasion chez des multimarques, à gauche chez Javotine et à droite chez Les Jolies Filles. - DR


Les solutions proposées par la start-up permettent selon elle "d’augmenter le trafic en boutique, grâce au dépôt des pièces, mais aussi les ventes grâce aux bons d’achat qui seront dépensés". Proposée en premier lieu comme un service au consommateur, la seconde main serait aussi une activité rentable, atteste Paul-Karam Roux, qui précise qu’un chiffre d’affaires additionnel de 10% est en moyenne constaté par les boutiques qui utilisent la solution.

"Il y a une vraie prise de conscience chez les détaillants sur le sujet de la mode d’occasion: à notre lancement, ils étaient nombreux à dire que ce n’était pas pour eux. Aujourd’hui, ils se demandent comment l’inclure à leur activité", poursuit-il.

D’autre part, une application à destination des particuliers est en préparation. Elle référencera tous les commerçants partenaires de Freepry, ainsi que les vêtements de seconde main qu’ils proposent à la vente.

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