Haute Couture : Dominique Sirop, Anne Valérie Hash, Adeline André

Dominique Sirop présente une collection toute en féminité où les robes longues et évasées souvent vives et parfois rebordées de paillettes argentées côtoient des pantalons fluides et des chemisiers en mousseline aux teintes plutôt neutres ou étouffées.


Modèle de Dominique Sirop

Les robes s’ornent de très larges ceintures de cuir noir vernis. Un cuir qui accompagne chaque silhouettes jusque dans les gants qu’elle porte. Toujours élégante, la femme très parisienne se fait sexy dans une robe de soie fushia qui dévoile un décolleté recouvert de cuir noir vernis.


Modèle de Dominique Sirop

De son côté, Anne Valérie Hash propose beaucoup de laine et de coton pour un vestiaire emprunt d'une certaine sobriété mais non dépourvue de féminité. Des collants toujours noirs et opaques accompagnent des vestes plutôt déstructurées et des chemisiers en mousseline de soie qui auréolent les silhouettes souvent toutes de noir vêtues d'une féminité vaporeuse.


Modèle Anne Valérie Hash

Seul le bleu vient perturber les douces teintes de la collection. Un bleu que l'on retrouve sur une très large ceinture qui cintre une veste sombre à larges revers. Les jupes sont courtes pour des jeunes femmes très fraîches qui aiment porter des coupes audacieuses et des couleurs plutôt neutres comme le noir et l'ivoire.


Modèle Anne Valérie Hash

L'excentricité est pondérée : on est étonné devant une courte jupe volantée toute de tulle qui n'est pas sans rappeler les tutus des danseuses de ballets classiques et deux ensembles déstructurés s'affichent en lamé platine.

Chez Adeline André, l'audace créative se répercute jusque dans la musique qui impose le silence d'un public souvent dissipé de ses « chut » répétés pendant tout le défilé. La créatrice a proposé des robes coupées dans le biais, sans fioritures. Elle signe aussi des manteaux en cachemire double face aux manches sans couture et au boutonnage caché, ainsi que des vestes trois emmanchures, un classique de la maison. Le bermuda et le nano short sont aussi de mise.


Modèle d'Adeline André

D'un charme discret, la femme se fait tout de même mutine avec une robe en georgette de soie tomate dont les courtes manches boutonnées laissent entrevoir l’épaule. Le style monacale des premiers modèles qui affectionnent de longues robes épurées aux couleurs unies et étouffées laisse place à une robe dont le dos et le devant indépendants offrent deux tenues en une : l’une longue et droite, sans manche à encolure ronde et l’autre dont l’encolure se mue en un dos nu plongeant. Une autre robe dans le biais se noue à l’épaule et s’accompagne d’un mono soutien-gorge en satin rouge flamboyant.

Les mannequins au visage maculé de blanc et aux lèvres rouges vif portent une couture concept qui tend vers le féminin. Une féminité murmurée par la fausse rigueur des tenues. Ces vestales contemporaines sans superflu portent des couleurs plutôt neutres et sombres et abandonnent parfois l'austérité pour laisser place à des couleurs fruitées, du tomate, au genêt en passant par le tilleul et le curcuma ainsi qu'à quelques rayures ondulantes.

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