IFM Labels dévoile sa huitième promotion de jeunes créateurs

Six nouveaux noms vont accéder à l’IFM Labels, le programme d'accompagnement pour jeunes marques créatives lancé par l’Institut Français de la Mode en 2011, qui a notamment apporté son aide à des marques devenues stars comme Vetements, Jacquemus, Aalto ou encore Koché. Pour cette huitième promotion, qui débute ce 19 octobre et s’achèvera en juillet, les heureux élus sont Atlein, Afterhomework, Victoria/Tomas, Marine Serre, Make My Lemonade et Alice Balas.


Alice Babas dans son atelier à Paris - alicebalas.com

Si les quatre premiers noms défilent tous à la Fashion Week de Paris (Afterhomework depuis cette saison) avec leur collection de prêt-à-porter féminin et ont remporté pour certains d’entre eux des prix prestigieux, tels le Prix LVMH 2017 pour Marine Serre et le grand prix de l’ANDAM 2018 pour Atlein, marque fondée en 2016 par Antonin Tron, les deux labels Make My Lemonade et Alice Balas se sont en revanche d'abord fait connaître du grand public, notamment via les réseaux sociaux.

D'abord né en ligne en 2015 comme une extension du blog de Lisa Gachet, Make My Lemonade est aujourd'hui un concept de marque proposant des vêtements en édition limitée à acheter tout prêts ou à faire soi-même avec patrons et tissus vendus clés en main. Make my Lemonade aura d'ailleurs bientôt un lieu physique avec l'ouverture d'une première boutique-atelier prévue pour ce 17 octobre.

Alice Balas s’est pour sa part spécialisée dans le Perfecto. Après différentes expériences entre Paris, Londres et l’Inde, tour à tour assistante photos et de directeurs de création, elle a lancé en 2015 son propre label autour du célèbre blouson en cuir, dont elle revisite les codes pour proposer des modèles différents et personnalisés. Après avoir ouvert une boutique en 2016 dans le Marais, elle a monté dès 2017 un atelier de confection à Paris en recrutant un spécialiste du cuir et récemment collaboré avec Sezane.

« Dans son projet, Alice Balas intègre aussi bien l’amont que l’aval avec son atelier et sa boutique, en relocalisant une production dans la région parisienne. Tout comme Lisa Gachet de Make My Lemonade, elle a un profil d’entrepreneur. Cela montre qu’il n’y a pas un seul modèle économique pour se lancer dans la mode », explique Patricia Romatet, directrice du programme IFM Labels.

De fait, les designers aujourd’hui sont plus pragmatiques par rapport à leurs ainés. Ils sont aussi bien créateurs que managers et entrepreneurs. « Dans nos critères de sélection, nous croyons de plus en plus à des profils de ce type-là. C’est un gage pour assurer la pérennité des jeunes marques. Avant, les talents prometteurs qui étaient sélectionnés étaient très centrés sur la créativité. Aujourd’hui, nous sommes assez vigilants là-dessus », note Patricia Romatet.

Pour présenter sa candidature, la marque doit exister depuis au moins trois saisons et réaliser un chiffre d’affaires annuel de plus de 100 000 euros, dont 40 % à l’international, histoire de prouver qu’elle maîtrise la chaîne de production et les livraisons. A cela, il faut ajouter un début de notoriété sur les réseaux sociaux et, si possible, la présence d’un tandem avec une autre personne en charge du commercial et de la gestion aux côtés du créatif.
 
« C’est très difficile pour une personne seule de tout affronter. Il faut aussi, bien sûr, qu’il y ait une envie d’avancer, une démarche pro-active avec la capacité d’être à l’écoute », conclut la responsable d’IFM Labels. Une fois admis au programme, les designers vont pouvoir participer à des ateliers collectifs et bénéficier du soutien d’un noyau d’experts consultants, chargés de mettre en place avec chacun d’entre eux un accompagnement individuel et personnalisé.

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