×
117
Fashion Jobs
UB INTERNATIONAL SAGL
Senior Commercial Director/Ceo
CDI · BELLINZONA
SIDLER SA
Jersey Product Manager/ Luxury Brand/ Ticino
CDI · MENDRISIO
SIDLER SA
Fabric And Raw Material Manager / Luxury Brand / Ticino
CDI · MENDRISIO
SIDLER SA
Emea HR Director/Fashion Brand/Ticino
CDI · LUGANO
SIDLER SA
Showroom & Key Account Coordinator / Zürich
CDI · ZÜRICH
SIDLER SA
Retail Operations Director / Lugano
CDI · LUGANO
RETAIL EXPERTS
Verkaufsberater-in, Luxusuhren, Zurich-Kloten
CDI · KLOTEN
RETAIL EXPERTS
Sales Advisor (M/W) Chinesisch-Mandarin, Luzern
CDI · LUCERNE
RETAIL EXPERTS
Store Manager Sis, Watches, Luzern
CDI · LUCERNE
RETAIL EXPERTS
Junior Sales Advisor, Luxusprodukte, Basel
CDI · BÂLE
RETAIL EXPERTS
Deputy Store Manager, Luxusuhren, Bern
CDI · BERNE
RETAIL EXPERTS
Sales Assistant (M/W), Luxusprodukte, Gstaad
CDI · SAANEN
RETAIL EXPERTS
Sales Advisor, Arabisch, Luxusprodukte
CDD · ZURICH
CONFIDENTIEL
Conseiller(Ère) de Vente (H/F) - CDI 40h Lausanne
CDI · LAUSANNE
CLAUDIE PIERLOT
Vendeur - 10h - Lausanne H/F
CDI · LAUSANNE
THE KOOPLES
Concession Manager w/m - Alsterhaus Hamburg - Full Time
CDD · HAMBOURG
THE KOOPLES
Concession Manager w/m - Oberpollinger - Full Time
CDD · MUNICH
STERNEFOOD
Praktikum Online Marketing Manager
Stage · ZÜRICH
MEDMEISTER
Praktikum Online Marketing Manager
Stage · ZÜRICH
THE KOOPLES
Conseiller de Vente H/F - Roppenheim - CDD 30h
CDD · ROPPENHEIM
LA PRAIRIE
Global Brand Development Intern (Skin Care And Complexion) - February 2020
Stage · ZÜRICH
ICS - SERVICE DE COURRIER INTERNATIONAL
Associé Aux Ventes (à Temps Partiel)
Stage · GENÈVE

Japon : comment la première école de couture a changé la vie des femmes

Par
AFP
Publié le
today 20 mars 2016
Temps de lecture
access_time 3 minutes
Partager
Télécharger
Télécharger l'article
Imprimer
Cliquer ici pour imprimer
Taille du texte
aA+ aA-

Né il y a près d'un siècle pour rendre le vêtement occidental accessible, l'établissement d'enseignement supérieur Bunka Fashion College de Tokyo, alma mater de grands couturiers japonais, est à l'origine d'une révolution vestimentaire et sociale chez les femmes japonaises.


Yohji Yamamoto - Fall-Winter2016 - Womenswear - Paris - © PixelFormula


Si le gigantesque immeuble moderne de béton d'une vingtaine d'étages situé au coeur d'un quartier d'affaires n'évoque en rien le monde de la haute couture, il est un passage obligé pour qui a l'ambition de compter dans le secteur de la mode au Japon.

Vêtus de tenues à faire tourner les têtes, les étudiants, en majorité de jeunes étudiantes à l'air énergique et sûr de soi, ne font rien pour se fondre dans la masse de salarymen à l'inévitable costume noir et chemise blanche qui emplissent les trottoirs aux heures de pointe.

« Nous avons l'habitude de détonner », dit Erika Yoshino, 21 ans, perchée au dessus de la horde sombre sur des chaussures à semelles compensées de 15 cm de haut. « Si vous apercevez ici quelqu'un habillé à la mode vous pouvez être sûr qu'il est de Bunka », assure-t-elle à la fin d'une longue nuit de travail sur sa collection de fin d'études.

La mode japonaise est à présent associée à de grands noms (et diplômés de Bunka) tels que Yohji Yamamoto ou Kenzo Takada mais, lorsque Isaburo Namiki a créé en 1923 cette première école de confection, le kimono dominait la garde-robe des femmes de l'archipel.

« Les vêtements de style occidental n'étaient pas très faciles à trouver et, même lorsque vous parveniez à dénicher une robe, elle ne convenait pas toujours à la physionomie des femmes japonaises », explique Samuel Thomas, maître de conférences à l'université Bunka Gakuen associée au Bunka College.

« Cette nouvelle façon de présenter le corps, qui n'était plus serré dans les lourds textiles des kimonos mais devenait mobile, a permis aux femmes de se redéfinir » et celles-ci ont cherché au départ avant tout à apprendre à coudre leurs propres vêtements, dit Samuel Thomas.

D'autres écoles ont alors fleuri à travers le Japon. « Après la fin de la guerre, le nombre d'étudiantes a fortement augmenté. Des femmes qui avaient perdu leur époux pendant le conflit se disaient qu'apprendre à fabriquer elles-mêmes leurs habits les aiderait à subvenir à leurs besoins », explique Izumi Miyachi, directrice ajointe de la rédaction de du Yomiuri Shimbun.

Parmi les étudiantes se trouvait Fumi Yamamoto, jeune veuve de guerre, qui a ouvert un magasin de confection à Tokyo après être sortie diplômée de Bunka.

Trois soeurs à la conquête du monde

En 1955, le pays comptait 2.700 écoles de couture contre seulement 400 huit ans plus tôt, selon Izumi Miyachi.

Le vêtement occidental entré dans les moeurs, une nouvelle génération, de stylistes cette fois, est apparue. Beaucoup étaient des enfants de couturières comme le fils de Fumi Yamamoto, Yohji Yamamoto ou les soeurs Koshino, Hiroko, Junko et Michiko, dont la mère Ayako tenait une boutique de couture dans la banlieue d'Osaka.

« Pour 100 étudiantes, il y avait environ cinq étudiants. Les garçons étaient tranquilles tandis que le filles jouaient un rôle actif », a raconté Hiroko Koshino en marge de la semaine de la mode de Tokyo. « Le monde de la mode était pour moi un monde de femmes et (nous considérions) que les femmes peuvent créer des habits pour les femmes. »

Après les débuts de Kenzo Takada à New York, Hiroko Koshino a suivi elle aussi la voie de la célébrité, devenant la première styliste japonaise présente à l'Alta Moda de Rome en 1978.

Sa soeur Junko démarrait la même année une collection à Paris tandis que la marque de la cadette Michiko London allait faire fureur dans les boîtes de nuit londoniennes des années 1980.

Des décennies plus tard, les trois soeurs et la fille de Hiroko ont leur propres marques et sont responsables d'entreprises présentes dans le monde entier : phénomène rare dans la société japonaise phallocratique.

Tous droits de reproduction et de représentation réservés.
© 2019 Agence France-Presse
Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (ou sur cette page selon le cas) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l'AFP. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, rediffusée, traduite, exploitée commercialement ou réutilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de l'AFP. L'AFP ne pourra être tenue pour responsable des délais, erreurs, omissions qui ne peuvent être exclus, ni des conséquences des actions ou transactions effectuées sur la base de ces informations.