Jean-Louis Scherrer rachetée par JSB, groupe familial français

Le groupe JSB International (immobilier, négoce) vient de racheter Jean-Louis Scherrer, la marque et les différentes licences qui composent l’offre actuelle. Le montant de l’opération n’a pas été dévoilé.

Jean-Louis Scherrer
Devanture de la boutique Jean-Louis Scherrer avenue Montaigne à Paris. Photo: AFP.

Rachetée par Alain Dumenil (Jacques Fath, Poiray, …) en 2002, la marque est passée depuis quelques années sous le statut de "belle endormie". En effet, loin du faste des années 1970 à 1990, des robes de cocktails drapées aux imprimés en tout genre (fauves, à pois ou fleuris), la griffe fondée en 1962 au 182, rue du Faubourg Saint-Honoré par le couturier a connu de nombreux déboires stylistiques en une petite dizaine d’années. Le nouveau propriétaire, Bruno Bensoussan, entend redonner une impulsion au nom sur le segment du "luxe accessible", "ni trop haut de gamme, ni entrée de gamme".

Dans l’enveloppe de rachat, les licences exploitées dans le monde entier hors Chine à l’exception des parfums vendus il y a quelques années à une société anglaise. Autrement dit, se poursuivent les contrats lunettes, petite maroquinerie, chaussures, cadeaux d’affaires, linge de maison. Lancé en 1999 sous l’impulsion de Stéphane Rolland, directeur artistique de la griffe à partir de 1997, le prêt-à-porter homme, également assuré sous licence (licencié d’Ungaro Homme et Smalto by), est conservé.

Le prêt-à-porter femme en revanche est en pourparlers, avec l’objectif de rester sous licence, explique Bruno Bensoussan. Autrement dit, le nouveau propriétaire n’entend pas changer la stratégie souvent gagnante des royalties et souhaite que la femme représente près de 50% du chiffre. Assuré par Bouchra Jarrar puis Michel Harcourt (2007-2008) après le départ de Stéphane Rolland, il a été arrêté en mars 2008, la Haute Couture cessant un an auparavant. Dans le même temps, Alain Dumenil décidait fin décembre 2008 la fermeture de la dernière boutique Jean-Louis Scherrer, logée 51 avenue Montaigne à Paris (l’espace accueillera prochainement les 1000 m² estampillés Chanel).

D’ailleurs côté distribution, l’heure n’est pas aux boutiques à l’enseigne mais aux multimarques et chaînes de grands magasins à Paris et en province.
Enfin, depuis le rachat en août, outre "redynamiser les partenaires", explique Laurent Bensoussan, la marque a engrangé une salve de nouvelles licences: lingerie féminine, bagagerie, maroquinerie sac à main, horlogerie, bonneterie, accessoires de mode pour hommes et pour femmes.

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