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Publié le
22 mars 2011
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3 minutes
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La catastrophe japonaise affectera le développement international des entreprises françaises

Publié le
22 mars 2011

On se souvient qu’en 2009, la récession mondiale s’était traduite par un recul de la consommation finale d’articles d’habillement et textiles sur la quasi-totalité des marchés occidentaux. Dans ce contexte, les importations d’habillement de l’Union européenne avaient accusé un recul de 4 % en valeur. Les distributeurs et les marques, face au recul de leurs chiffres d’affaires, avaient cherché à préserver leurs marges en s’approvisionnant à moindre coût, ce qui avait été particulièrement défavorable aux pays du Bassin méditerranéen. En 2010, la consommation s’est améliorée dans plusieurs pays européens.

Quelle en a été l’incidence sur les approvisionnements européens ? L’amélioration de la consommation dans les pays européens a conduit à une hausse de 7 % en valeur des importations d’habillement de l’Union européenne en 2010. Si les arrivées en provenance des pays asiatiques sont restées soutenues (+ 9 % en valeur par rapport à 2009), les pays du Bassin méditerranéen ont également été sollicités par les donneurs d’ordres européens. Les importations d’habillement de l’Union européenne en provenance de l’ensemble des pays méditerranéens ont ainsi connu une augmentation de 6 % en valeur.

Ce sont surtout les importations issues de Turquie qui ont été les plus soutenues. Elles ont bénéficié en 2010 d’une croissance de 10,4 % en valeur par rapport à l’année précédente. Le premier pays client, l’Allemagne, a notamment intensifié ses achats en Turquie, puisque ses importations ont connu une croissance de 13 %. Il est vrai qu’en Allemagne, après avoir diminué de 1 % en 2009, la consommation d’habillement a renoué avec la croissance en 2010, puisqu’elle a bénéficié d’une hausse de 3 % en valeur. La forte reprise des approvisionnements en Turquie s’explique également par le fait que le pays a constitué une alternative de sourcing crédible par rapport à des producteurs chinois dont les prix sont orientés à la hausse (et qui ont parfois tendance à privilégier le marché américain). En ce qui concerne les approvisionnements en provenance de la Tunisie et du Maroc, ils se sont stabilisés en 2010.

S’agissant des exportations, on se souvient qu’elles avaient été touchées de plein fouet par la crise en 2009. Pour le textile, les exportations européennes avaient en effet chuté de 16 % en valeur, tandis que celles d’habillement avaient baissé de 18 %. En 2010, en revanche, l’économie mondiale a renoué avec la croissance et les exportations ont retrouvé une dynamique positive, notamment sous l’impulsion des achats des pays extérieurs à l’Union européenne. C’est ainsi que les exportations européennes d’habillement vers les pays non membres de l’Union ont bénéficié d’une croissance de 6 %. Les expéditions vers la Chine ont connu une croissance de 33 %, tandis que les ventes vers les Etats-Unis et le Japon ont enregistré des hausses respectives de 15 et 5 %. Malheureusement, les récents évènements survenus au Japon vont selon toute probabilité inverser cette tendance positive.

Le tsunami aura un impact considérable sur l’activité économique d’un grand nombre de secteurs de l’Archipel, selon les propres mots du porte-parole du gouvernement nippon Yukio Edano. En conséquence, l’économie mondiale ne manquera pas d’être affectée et le secteur mode-luxe tout particulièrement, tant la troisième économie du monde y occupe une place importante. Bien que le Japon ne représente que 3 % des exportations françaises d’habillement, le pays occupe néanmoins une place centrale dans la stratégie de développement international des entreprises françaises. Le Japon totalise ainsi 11 % des ventes mondiales de luxe et cette part s’élève à 12 % pour le Gucci group, à 16 % pour les activités mode-maroquinerie du groupe LVMH et même à 19 % pour Hermès.

Concernant la distribution, sur les 340 chaînes spécialisées françaises, une cinquantaine d’entre-elles sont présentes au Japon. Si le tsunami est avant tout un drame humain, les conséquences économiques seront donc importantes, pour le Japon qui avait retrouvé la croissance en 2010, mais également pour l’ensemble de ses partenaires.


GILDAS MINVIELLE

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