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4 mai 2011
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Le cachemire, une manne pour la Chine

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AFP
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4 mai 2011

ORDOS (Chine), 4 mai 2011 (AFP) - Le cachemire est devenu une manne pour la Chine, premier producteur mondial et si depuis la crise financière, ce pays exporte moins de pulls, la demande augmente car les acheteurs chinois ont pris le relais des pays riches.

La Chine assure entre 75% et 80% de la production mondiale de laine comme de vêtements de cachemire, célèbres pour leur douceur et leur légèreté, pour un chiffre d'affaires estimé à six milliards de yuans (624 millions d'euros) par an.

Surnommé "or mou" ou "fibre de diamant", le cachemire est traditionnellement exporté vers les pays développés, mais suscite l'appétit croissant des consommateurs chinois amateurs de produits de luxe.

La fibre, prélevée sur les chèvres à poils longs que leur pelage protège des hivers très froids et secs sur la frange sud du désert de Gobi, est filée avant d'être transformée en pulls ou écharpes vendus à des enseignes de prestige comme Hermès ou Eric Bompard à Paris, New York ou Sydney.

A Ordos, en Mongolie intérieure (nord), Wu Suqing travaille 11 heures par jour, avec des dizaines d'autres ouvrières, au milieu du vacarme des machines dans un atelier mal éclairé. "Au début j'étais fatiguée, mais maintenant je m'y suis faite", déclare à l'AFP Mme Wu.

Pour s'acheter l'un des pulls qu'elle fabrique, Mme Wu devrait dépenser plus d'un mois de salaire.

"C'est maintenant facile pour les Chinois de s'offrir un pull en cachemire", affirme pourtant Zhang Quanxiang, directeur adjoint du département cachemire de l'Association chinoise de commercialisation de l'élevage.

A Ordos, des pulls 100% en pure laine de cachemire se vendent jusqu'à 2.000 yuans (208 euros) pièce dans un magasin de vente en gros. "Nos produits ne sont pas considérés comme étant si chers que ça - ils sont plus onéreux dans les boutiques à Pékin", explique une vendeuse à l'AFP.

Le nombre de pulls en cachemire exportés fabriqués en Chine est tombé en 2010 à 12 millions, soit 33% de moins qu'en 2007, mais cette baisse a été compensée par la hausse du nombre d'acheteurs chinois, selon M. Zhang, un ancien vice-président du groupe Ordos, le plus important fabricant chinois d'articles en cachemire.

Il précise qu'environ 55% de la production chinoise est encore exportée.

Le prix de la laine de cachemire a presque doublé ces dernières années à cause de la vigueur de la demande chinoise, d'une réduction du cheptel due à des hivers particulièrement rigoureux et d'une interdiction de faire paître les caprins en liberté pour combattre l'érosion des sols en Mongolie intérieure.

La hausse des prix profite aux éleveurs comme Meng Lounu, une femme âgée de 77 ans, qui élève plusieurs centaines de chèvres dans des enclos à la lisière du désert de Gobi.

La famille de Mme Meng gagne un million de yuans (104.000 euros) par an en vendant de la laine aux usines de la ville d'Ordos. Récemment, ces éleveurs ont pu s'acheter un camion et construire plusieurs nouvelles maisons en briques.

"Notre niveau de vie ne cesse de s'améliorer", se réjouit la vieille femme en menant des dizaines de chèvres à travers une cour parsemée de paille et de crottes de biques. "Aujourd'hui, nous pouvons manger autant que nous voulons", souligne cette paysanne au visage buriné.

Le tableau est moins rose dans les filatures et les ateliers de confection d'articles de prêt-à-porter, qui subissent la hausse de la matière première et une concurrence de plus en plus exacerbée entre producteurs.

"Les affaires sont de plus en plus difficiles", selon Yang Wang, le propriétaire d'une usine qui produit environ 100.000 pulls par an, principalement pour le marché chinois. "Des ateliers de cachemire apparaissent un peu partout en Chine. Rien qu'à Ordos, il y en a plus d'une dizaine de taille comparable".

Par Allison JACKSON

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