Le groupe Casino s'apprête à céder des actifs immobiliers

Le distributeur Casino a annoncé lundi son intention de céder des actifs non stratégiques pour 1,5 milliard d'euros sur deux ans, notamment des biens immobiliers, pour accélérer son désendettement.


Casino va céder pour 1,5 milliard d'actifs non stratégiques - Reuters

« Afin d'accélérer la transformation du groupe et son désendettement en France, nous annonçons aujourd'hui un plan de cession d'actifs pour un montant de 1,5 milliard d'euros, dont de l'immobilier », a expliqué le directeur financier Antoine Giscard d'Estaing, lors d'une conférence téléphonique. Il a refusé de donner plus de précisions sur les ventes que souhaite entreprendre le groupe, se bornant à répéter que l'immobilier en France en fera partie. « Nous avons un portfolio diversifié de propriétés, mais nous ne voulons pas être trop précis pour l'instant », a-t-il expliqué.

Antoine Giscard d'Estaing n'a pas souhaité s'exprimer sur Mercialys, filiale foncière du groupe de distribution Casino, en réponse à une question sur sa présence éventuelle parmi les actifs cédés. Ces ventes pourraient aussi concerner Monoprix, l'enseigne de centre-ville étant propriétaire des murs de nombre de ses points de vente, dont la valeur immobilière est souvent forte. Selon la CGT, la direction du groupe envisagerait de passer sous franchise un tiers du parc Monoprix. Après 10 ans d'absence, le groupe Casino a fait son retour sur le salon professionnel Franchise Expo en mars dernier.

Grâce à cette opération, le groupe compte réduire sa dette financière nette en France « de l'ordre de 1 milliard d'euros à fin 2018 », précise-t-il dans un communiqué. Au 31 décembre 2017, la dette du groupe s'élevait à 4,1 milliards d'euros. Elle s'était alourdie de 759 millions d'euros l'an dernier.

Le plan de cession d'actifs du groupe, qui fête cette années ses 120 ans, vient compléter le projet de vente de la société brésilienne de distribution d'électronique et d'ameublement Via Varejo au Brésil, annoncé en novembre 2016, et « dont le processus se poursuit ».

Antoine Giscard d'Estaing a « confirmé les objectifs du groupe annoncés en mars ». Le PDG, Jean-Charles Naouri, avait alors affiché, devant les actionnaires, un objectif de croissance de plus de 10 % du résultat opérationnel courant (ROC) pour 2018, « compte tenu des bons résultats déjà réalisés lors du premier trimestre ».

« Dépasser les objectifs annuels »

Au premier semestre, Casino « devrait ainsi dépasser ses objectifs annuels de croissance de la rentabilité en France et atteindre son objectif de désendettement », ajoute le groupe dans un communiqué, sans donner de montants.

Le distributeur, basé à Saint-Etienne, a annoncé en mars son intention de poursuivre le développement de ses enseignes les plus rentables, dont Monoprix et Franprix, et promis de réduire sa dette en serrant ses coûts. Il avait alors souligné que ses performances opérationnelles en France étaient « bonnes » et anticipé « au deuxième trimestre une croissance comparable du chiffre d'affaires (hors effets calendaires) supérieure à celle réalisée au premier trimestre ».

Au premier trimestre, Casino a réalisé un chiffre d'affaires en baisse de 3,8 % à 8,9 milliards d'euros, pénalisé par un effet de change défavorable mais ce résultat était conforme aux attentes.

Le groupe « poursuit sa stratégie basée sur l'innovation en magasin », le numérique et « les partenariats avec de grands acteurs du e-commerce (Ocado et Amazon) » et concentre ses investissements « sur les formats les plus porteurs et le e-commerce avec Cdiscount, avec une croissance axée sur les modèles en franchise », souligne-t-il.

Par ailleurs, Monoprix (groupe Casino) entend multiplier par cinq son chiffre d'affaires en ligne d'ici trois ans, grâce aux bénéfices générés par ses partenariats avec Ocado et Amazon et son rachat du chausseur Sarenza. Il doit très prochainement lancer sa nouvelle plateforme web dédiée à la mode.

Le distributeur a présenté en mars un bénéfice net en chute de 95 % sur 2017, à 120 millions d'euros. Retraité des éléments exceptionnels survenus en 2016, il s'affiche en progression de 9 %, à 372 millions d'euros.

Avec AFP

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