Le groupe Gerry Weber demande l'ouverture d'une procédure d'insolvabilité

Gerry Weber International, qui contrôle plusieurs marques allemandes - dont Gerry Weber et Hallhuber - a déposé une demande d'insolvabilité devant le tribunal des faillites de Bielefeld et souhaite entamer une restructuration. Résultat, les actions de la société ont chuté de 75 % vendredi.


Foto: Gerry Weber

La société a déclaré qu'elle avait demandé l'ouverture d'une procédure d'insolvabilité dans le cadre de l'auto-administration, ce qui signifie que son conseil d'administration restera en fonction avec tous ses pouvoirs et responsabilités actuels, après l'approbation de la cour.

La procédure d'insolvabilité menace environ 580 emplois chez Gerry Weber International. Les filiales de l'entreprise, dont Hallhuber et Samoon, ne seront pas affectées, a rassuré l'entreprise vendredi, ajoutant que les opérations se poursuivront comme d'habitude tout au long de la procédure.

Frappé par la baisse de ses ventes et des pertes de plus en plus graves, Gerry Weber rencontre des difficultés pour redresser l'entreprise, et ce malgré des efforts importants. La marque a été obligée de déposer une demande d'insolvabilité après avoir échoué à obtenir un accord avec ses créanciers — mais elle précise également que sa trésorerie est suffisante pour poursuivre ses activités jusqu'en 2020.

Le groupe va tenter de réduire davantage les coûts et de restructurer l'entreprise pour éviter de disparaître purement et simplement. Au cours des derniers mois, Gerry Weber a abandonné sa marque Talkabout, supprimé plus de 200 emplois en Allemagne et à l'étranger, et fermé jusqu'à 200 magasins.

Au début du mois de janvier, la société a également revu ses perspectives à la baisse, révélant que ses pertes avant impôts pour l'exercice en cours s'élèveront à plus de 192 millions d'euros, en partie en raison des difficultés connues par sa marque Hallhuber.

Le déclin des performances du groupe de mode est le résultat de plusieurs facteurs : les changements des habitudes d'achat des consommateurs, qui se tournent de plus en plus vers l'e-commerce, et la concurrence croissante de rivaux de fast-fashion, comme H&M et Inditex. Les conditions difficiles sur le marché allemand ont également touché des marques similaires, comme Esprit et Tom Tailor, les dépenses de consommation dans le secteur de l'habillement stagnant depuis quelque temps.

Traduit par Paul Kaplan

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