Le maquis des normes dans la cosmétique bio

MARSEILLE, 27 fév 2009 (AFP) -Les entreprises européennes de cosmétiques bio, après plusieurs années de négociations, sont parvenues fin 2008 à s'entendre sur un cahier des charges commun destiné à mettre de l'ordre dans le maquis des normes qui sème la confusion chez le consommateur.



Pour Organic Monitor, l'organisme britannique de conseil et d'études sur le marché mondial du bio, l'absence de normes communes pourrait nuire à la crédibilité des cosmétiques bio et à terme à la croissance de ce marché en pleine expansion.

Parfums synthétiques, colorants artificiels, silicones et ingrédients issus de l'industrie pétrochimique y sont généralement interdits mais le cahier des charges est plus ou moins strict selon les pays et les labels, souligne Patrick Garnon, directeur adjoint de l'Office national interprofessionnel des plantes à parfum, aromatiques et médicinales.

Le français Cosmébio, créé il y a dix ans, autorise ainsi, à l'instar des Américains, 5% d'ingrédients de synthèse. Les Allemands se refusent à imposer une quantité minimum de végétaux bio dans leurs produits faisant facilement l'amalgame entre le bio et le naturel. Or si un produit bio est forcément naturel, l'inverse n'est pas vrai.

Le référentiel européen qui doit être soumis à l'Union européenne en avril fera la différence entre cosmétiques naturels et bio. Il doit déterminer les exigences minimales, même si un label commun n'est pour l'instant pas envisagé.

Par ailleurs une commission de travail réfléchit à la dimension éthique de ce marché, explique Thierry Recouvrot, PDG de Florame de Saint-Rémy-de-Provence (Bouches-du-Rhône) et président de Cosmébio qui compte 250 membres contre une dizaine il y a dix ans.

Selon M. Recouvrot, "si on se contente de prélever les richesses de la nature, cela va poser un problème. Il faut adopter un comportement responsable en permettant aux agriculteurs d'assurer leur pérennité: on prélève mais on replante aussi".

Il s'agit donc de produire du bio en respectant l'environnement et les producteurs: c'est ce que veulent imposer plusieurs organisations européennes, Bioforum (Belgique), Cosmébio et Ecocert (France), BDIH (Allemagne), ICEA (Italie) et SOIL Association (GB).

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