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Les "Canons de l’élégance" s'exposent au Musée de l'Armée

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today 1 oct. 2019
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« Quelle que soit son époque, la fureur de la bataille n’exclut pas de porter un soin particulier à son allure », un préambule qui fixe les débuts de l’exposition « Canons de l’élégance » présentée du 10 octobre au 16 janvier prochain au Musée de l’Armée des Invalides.


Armure du Dauphin, futur Henri II, entre 1536 et 1547 - Emilie Cambier / Musée de l'Armée


Autour d’une sélection de 220 pièces issues principalement des collections du Musée – vêtements, objets d’armurerie, de broderie, d’orfèvrerie… - l’exposition montre les relations fortes existantes entre mode, « pouvoir et autorité ». Des cadeaux diplomatiques, aux armes et armures et uniformes… Les rois comme les empereurs s’affichent en chefs militaires. 
 
Revenant sur le poids des traditions militaires de plus en plus fort après le règne de Louis XIV, l’exposition met en lumière l’apparition des nombreux signes qui permettent d’afficher son rang, ceux liés « à la culture de la distinction » - ors, broderies – et créés pour célébrer l’esprit de corps. Parmi eux, des objets remis en termes de reconnaissance, des instruments de rites initiatiques, de passage ou de sociabilité – plaque de ceinturon, glaive, baudrier… - pour proclamer son appartenance. 

Aux objets de pouvoir et d’apparat, l’exposition s'intéresse à l’apparition d’objets « dans l’art d’offrir et de récompenser » soldat, régiment ou héros. Des gratifications qui peuvent aussi représenter des marques de salutation diplomatique, de déférence pour un allié, de simple fraternité et de respect et que l’on peut découvrir à travers une sélection d’épées d’honneur comme celles offertes au Maréchal Joffre, ou précieuses à l’image des épées garnies de pierres fines destinées par Napoléon Ier au chérif du Maroc.


Habit rouge de Tambour des Coldstream Guards - Sylvaine Marre-Noël / Musée de l'Armée


Une autre partie de l’exposition centrée sur « l’inversion du prestige » montre l’influence de la tenue de combat dans la vie civile, notamment à travers l’utilisation du treillis comme instrument de la contre-culture. Le caractère fonctionnel de la tenue de combat devient le nouveau chic, inspirant des créateurs tels Dries Van Noten, Raf Simons ou Jean Paul Gaultier. 
 
Outre l’exposition et la sortie d’un catalogue dédié, plusieurs projections de films explorant « l’uniforme et les normes de beauté virile » et conférences seront organisés à l’Auditorium Austerlitz du Musée de l’Armée, des rencontres avec des artisans de l’uniforme et de l’armement seront également organisées le dernier week-end d’octobre. 
 

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