Londres : les jeunes designers ouvrent le bal de la Fashion Week

LONDRES, 14 fév 2014 (AFP) - La capitale britannique prend le relais de New York pour cinq jours de shows automne-hiver 2014, au cours desquels vont se côtoyer 77 créateurs, étoiles montantes de la mode et talents confirmés. Plus de 5 000 visiteurs venus de 48 pays (acheteurs, journalistes et blogueurs) sont attendus pour cette édition de la Fashion Week, qui génère habituellement des commandes de plus de 100 millions de livres (120 millions d'euros), selon les estimations du British Fashion Council (BFC).
Coup d'envoi de la Fashion Week londonienne. Photo AFP/Archives - Justin Tallis

A côté des défilés toujours très attendus de Burberry Prorsum, Vivienne Westwood (Red Label), Topshop Unique, Christopher Kane, Mary Katrantzou ou Roksanda Ilincic, la Fashion Week accueille cette année de nouveaux venus, notamment Joseph et la marque Hunter, dont les bottes en caoutchouc sont prisées aussi bien par l'establishment britannique que par les habitués des festivals boueux comme Kate Moss.

Le moment semble particulièrement bien choisi, alors que tout le sud-ouest du Royaume-Uni est en proie à des inondations exceptionnelles et que les membres du gouvernements défilent dans les zones sinistrées, équipés de leurs bottes.

"Ce coup de projecteur sur les vêtements de pluie est bien sûr d'actualité", sourit Caroline Rush, directrice exécutive du BFC qui organise la Fashion Week, lors d'un entretien avec l'AFP.

Dans cette collection de prêt-à-porter Hunter Original, conçue sous la direction artistique d'Alasdhair Willis, le mari de Stella McCartney, il ne s'agira toutefois pas que de bottes, dit-elle. "Mais il faudra attendre samedi" pour en savoir plus.

Felder Felder et J. JS Lee, sorties de la Saint Martins. Photos Pixel Formula.

D'ici là, ce vendredi, premier jour de la Fashion Week est marqué notamment par les défilés de J. JS Lee, les sœurs Felder Felder et Bora Aksu, tous sortis de la prestigieuse Central St Martins.

Les diplômés de cette école de mode, qui a fournit des générations de stylistes célèbres, ont eux-mêmes un show vendredi soir.

- Encourager les investissements -

Si les talents émergents font la réputation de Londres, Caroline Rush souligne aussi que "l'attention internationale se focalise sur toute une cohorte de designers confirmés qui sont les grandes marques mondiales de demain". Et de citer notamment Christopher Kane, marque acquise par le groupe Kering, et J.W. Anderson, qui a signé un accord avec LVMH.

"Les accords avec LVMH et Kering ces deux dernières années ont vraiment aidé à faire prendre conscience qu'il y a des opportunités de croissance et d'investissement dans les jeunes entreprises britanniques", commente-t-elle.

Pour encourager encore ce mouvement, le BFC projette d'organiser en juin à Londres un "Fashion Forum", réunissant investisseurs, industriels et créateurs.

Malgré le contexte économique global difficile des dernières années, l'industrie de la mode britannique connaît dans l'ensemble "une croissance continue", dit-elle. "Bien sûr la plus grosse partie du marché n'est pas ici -nous sommes une île relativement petite- mais à l'étranger", explique-t-elle.

Pour le Royaume-Uni, l'industrie de la mode représente un secteur important de l'économie nationale: il pèse 21 milliards de livres (environ 25 milliards d'euros) et emploie quelque 816 000 personnes, selon les derniers chiffres du BFC qui datent de 2010.

Pour cette édition, quelque 70% des shows vont être retransmis en direct sur internet par les organisateurs de la Fashion Week, qui mettent l'accent sur les réseaux sociaux, tout en sélectionnant de façon plus sévère les blogueurs accrédités, face à l'explosion des demandes.Par Anne Laure MONDESERT

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