Luc Abalo : avec LAN, le handballeur créatif se mue en designer mode

Les sportifs de haut niveau reconvertis dans la mode ne sont pas légion. Bien sûr, Michael Jordan est l’exemple incontournable. Le basketteur de légende à toujours de liens avec Jordan, qui appartient à Nike. En Chine, le gymnaste Li Ning est le fondateur éponyme de l’un des quatre grands labels sportifs qui domine le sport dans l’empire du Milieu.


Luc Abalo - LAN

Plus récemment, le footballeur portugais Cristiano Ronaldo a su faire fructifier son nom pour créer une marque de sous-vêtements en 2013. Le label de CR7 n’est, contrat avec Nike oblige, pas lié au sport. En revanche il s’est étendu avec une offre complète de vêtements. Le génie argentin Lionel Messi semble prêt à lui emboîter le pas. Lui qui est sous contrat avec Adidas prépare une première collection. Mais tous ne rencontrent pas le succès. La marque de Zlatan Abrahimovic s'est elle arrêtée deux ans après son lancement.

En France, le handballeur international Luc Abalo a lui aussi fait ses premiers pas dans la mode. Mais pour le Français, plus qu’un business, la mode est un nouveau terrain de jeu créatif. Le gaucher, inspiré sur les terrains, a de longue date des aspirations de designer. Et alors qu’il va ranger les baskets au vestiaire en fin de saison prochaine, le champion olympique a posé les premiers jalons d’une reconversion. Pour le sportif, le propos est justement de s’affranchir des codes du sport.

« J’ai commencé à dessiner en 2013-2014, je me repère grâce aux saisons sportives, explique le joueur du PSG. J’ai une admiration pour les créateurs japonais. Cette précision dans les coupes, le minimalisme. J’aime aussi l’approche oversized ». En dehors des entraînements, Luc Abalo s’informe, teste. Avec Puma, son équipementier, il borde aussi les contours de son projet. Puis avec un ami d’enfance, Romain Yanez, qui travaille dans la distribution de chaussures, il décide de lancer le projet d’une nouvelle marque. LAN, pour Luc Abalo Nineteen, est initiée en 2018. La marque est mixte et propose un style urbain.


LAN se présente comme une marque mixte abordable - LAN

« Cela m’intéressait vraiment de pouvoir travailler sur des pièces pour les femmes, explique-t-il. Je trouve que les retours, les échanges que l’on peut avoir, sont plus forts, plus précis sur les coupes, les choix de textiles. Je n’ai pas la même ambition que dans le sport où j’ai tout fait pour être tout en haut et y rester. Je veux travailler, vivre de ce que j’aime : le design et la création. »

Il en résulte une offre composée de tee-shirts (35 euros) et sweats oversized (45 à 70 euros), mais aussi des bombers (120 à 140 euros), des pantalons évasés et des robes (35 euros), le tout en noir, blanc et même rouge. Le tout plutôt bien positionné en prix.

Après de premières pièces produites au Portugal et vendues sur son site Internet, LAN va présenter une nouvelle proposition à la rentrée avec une production française. « On a décidé de travailler avec des ateliers à Paris et sa région, explique Luc Abalo. Cela me permet d’être au plus près de la confection et de pouvoir échanger avec les professionnels ». L’échange semble être au cœur du projet LAN, qui nourrit l’envie de faire intervenir photographes, influenceurs et artistes dans ces évolutions.

Des approches qui doivent aussi permettre à la marque de gagner de la visibilité sur les réseaux sociaux et développer sa communauté. Prochaine étape pour LAN : se structurer pour séduire une distribution de multimarques.

Tous droits de reproduction et de représentation réservés.
© 2019 FashionNetwork.com

Mode - Prêt-à-porterMode - DiversCréationPeople
INSCRIPTION À LA NEWSLETTER