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19 janv. 2022
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Lukhanyo Mdingi, "mon business, c’est l’humain"

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19 janv. 2022

Vainqueur en septembre dernier du Prix Karl Lagerfeld remis à l’occasion de la huitième édition du Prix LVMH pour les jeunes créateurs de mode (aux côtés de l’américain Colm Dillane et sa marque KidSuper et de la chinoise Rui Zhou), le créateur originaire d’Afrique du Sud, Lukhanyo Mdingi présentait à Paris à l’Espace Voltaire, traditionnellement dédié à l’art contemporain, sa collection Bodyland.


La mode de Lukhanyo Mdingi au premier jour de la Fashion Week


Une mise en scène soignée, où découvrir la mode unisexe du jeune créateur, à la fois portée sur la vingtaine de mannequins présents, hommes et femmes confondus, et révélée dans ses détails par de larges structures de tissus couvrant une partie des murs et par la présence d’une artisan du tissage venue du Burkina Faso. 
 
"Vous voyez ici tout le sens que je souhaite donner à la mode, explique Lukhanyo Mdingi. L’ADN de ma marque n’est pas celui de mon nom mais c’est cette communauté d’artisans et d’humains, et leurs talents qui font la richesse de nos collections et à laquelle je veux rendre service. A travers la création, j’espère aussi générer un impact social nouveau sur ces communautés là".

Créée au Cap, en Afrique du Sud, en 2015, la marque qui porte le nom de Lukhanyo Mdingi souhaite mettre en avant, depuis ses origines, l’humain d’abord. "L’humain c’est mon business premier, c’est cela qui compte. Peu importe finalement, le medium que vous utilisez, que vous travaillez dans la banque ou l’enseignement, à la fin de la journée ce qui compte est l’interaction entre humains, et ce que nous pouvons tisser d’intéressant ensemble. Comme grand frère d’une fratrie, j’ai grandi dans ces valeurs, et dans un esprit de collaboration permanent".


Les écharpes XXL tissées de façon artisanale signées Lukhanyo Mdingi - Lukhanyo Mdingi


Dans le détail, la collection déclinait une série de pulls, polos et robes tricot aux impressions graphiques et colorées, souvent associés à des pantalons amples et à larges ceintures. Le costume masculin se présentait à rayures et s’offrait des clins d’œil chromatiques à l’Afrique du Sud et la laine s’invitait sur robes, ensembles ou écharpes XXL sortis des mains des artisans d’Afrique du Sud, du Burkina Faso et d’ailleurs. 
 
Ému à l’issue de sa présentation, le garçon qui fêtera prochainement ses 30 ans, devrait continuer à mettre l’accent sur l’artisanat dans ses prochaines collections, tout en rêvant, "un jour peut-être, dit-il, de s’intéresser à d’autres communautés humaines. New-York fait partie des villes qui me font rêver, où la dimension créative et cosmopolite m’intéresse".
 

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