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24 nov. 2020
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LVMH s’est hissé en tête des capitalisations boursières

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24 nov. 2020

LVMH a battu lundi un record historique en atteignant la plus grosse capitalisation du marché parisien. Après un rallye de plusieurs rebonds, qui a vu son titre s’envoler de près de 20% depuis le début de l’année, le numéro 1 mondial du luxe a dépassé les 250 milliards d’euros de capitalisation, le cours de son action s'élevant à 498,8 euros.


LVMH pulvérise le plafond de la plus grosse capitalisation à la Bourse de Paris - twitter.com/LouisVuitton

 
Aucune société cotée à Paris n'avait jamais atteint ce seuil symbolique. Et ce, alors que la pandémie a impacté les résultats du groupe. Propriétaire d'un portefeuille de soixante-quinze marques de prestige dans la mode (Louis Vuitton, Dior, Givenchy, Fendi, Guerlain, etc.) ainsi que dans le domaine des vins et spiritueux, le groupe a enregistré sur les neuf premiers mois de l’année une baisse de 21% (en données organiques et publiées), à 30,348 milliards d'euros.
 
Le groupe emmené par Bernard Arnault a bénéficié certes d’un contexte boursier positif, porté par les annonces des progrès de la recherche scientifique sur les vaccins anti-Covid-19 et par le résultat des élections aux Etats-Unis. Mais pas seulement. A joué aussi certainement l’accord annoncé fin octobre avec Tiffany & Co., après des fiançailles rompues en septembre, confirmant une acquisition considérée comme la plus importante de l’histoire du luxe.

Surtout, sa dimension et sa résilience face à la crise liée au Covid-19 ont permis à LVMH de continuer à réaliser de belles performances sur le marché, tout comme pour les autres grands noms du luxe français. Hermès a vu ainsi son cours en bourse s’envoler de plus de 25% sur un an, Kering de plus de 11%. Comme il a été souligné ce mardi matin lors du sommet du luxe Milano Fashion Global Summit 2020 (MFGS), organisé par Class Editori, "en France, tous les groupes du luxe sont à la hausse sur la place boursière depuis le début de l’année, alors qu’en Italie ils s’inscrivent tous en recul à l’exception de quelques noms tels Moncler, Brunello Cucinelli et Prada".
 
"La dimension de l’entreprise est un élément fondamental pour son développement et sa capacité à réagir face aux crises, comme le démontre l’écart qui s’est creusé, jusqu’à doubler en six ans, entre les revenus cumulés des trois premiers groupes de mode-luxe  français et ceux des quinze premiers groupes italiens. Entre 2014 et 2019, le chiffre d’affaires total des trois leaders français a bondi de 80% passant de 25 à 45 milliards d’euros, celui des quinze premières sociétés italiennes de mode cotées en Bourse n’a progressé que de 11% passant de 16 à 18 milliards  sur la même période", a notamment rappelé Maurizio Tamagnini, le CEO du Fonds Stratégique Italien.

"L'importance de leur taille a aussi permis aux plus grands acteurs du luxe de continuer à générer des liquidités pendant la crise, alors que les entreprises les plus petites ont brûlé leur cashflow, et ont subi une pression deux fois plus forte engendrée par le recul de leurs ventes", a-t-il encore noté.

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