MCS, Henry Cotton’s et Marina Yachting intéressent de potentiels repreneurs

MCS, Henry Cotton’s et Marina Yachting pourraient faire l’objet d’une relance. Plombées par des dettes pour près de 60 millions d’euros, les trois marques de prêt-à-porter italiennes, qui étaient détenues depuis 2013 par la société d’investissement basée à Londres Emerisque Brands de l’entrepreneur indien Ajay Khaitan, ont été déclarées en faillite en octobre 2017. Un groupe d’ex-managers est aujourd’hui prêt à les relancer grâce au soutien d’investisseurs.


L'ancien siège d'Henry Cotton’s et de Marina Yachting - DR

Lors de la déclaration de faillite, le tribunal de Venise a lancé la procédure de liquidation en optant pour un exercice provisoire des activités. Deux curateurs ont été nommés, l’un pour le label MCS (ex-Marlboro Classics), l’autre pour le groupe Industries Sportswear Company (ISC), propriétaire de Marina Yachting, Henry Cotton's et Coast Weber & Ahaus (cette dernière marque a été suspendue il y a trois ans). Si la production est à l'arrêt, les marques ont pu néanmoins continuer d'être commercialisées grâce à un stock de marchandises, via 21 boutiques en propre, situées principalement en Italie, ainsi que quelques points de vente en franchise.

Entre-temps, cinq managers qui occupaient des postes à responsabilité chez MCS et ISC dans le design, le commerce, la production, l'organisation et les finances, ont déposé un plan de relance auprès du tribunal, se déclarant disponibles à la reprise, grâce au soutien d’investisseurs financiers et industriels. « Nous avons mis au point un plan très articulé, qui a convaincu ces investisseurs. L’entreprise a été pénalisée en raison de problèmes financiers, mais elle a un grand potentiel qui n’a jamais été développé à fond », nous explique Alessandro Crosato, ex-directeur du design de MCS et promoteur du projet.

Ce projet propose une toute nouvelle approche orientée sur le développement durable, avec un retour en grande partie de la production en Italie et un rapport très proche au territoire, que ce soit en termes de matières premières ou de production. « Nous souhaitons repositionner les marques au niveau de la qualité  et du design en créant des synergies locales, afin d’avoir un plus grand contrôle sur la production », souligne Alessandro Crosato.
 
En 2013, le chiffre d’affaires des deux entités s’élevait autour de 245 millions d’euros. Trois ans plus tard, en mars 2017, le groupe réunissant MCS et ISC faisait état d’un chiffre d’affaires total de 120 millions d’euros et d’un effectif de 350 personnes.

Le plan présenté par les ex-managers prévoit la réintégration d’une partie du personnel ainsi que la relance de Coast Weber & Ahaus, dont les ventes tournaient autour de 15 millions d’euros avant sa suspension. La société serait toujours implantée en Vénétie, dans de nouveaux locaux, autour de Mestre ou de Trévise.

Un tel repositionnement vers une plus haute qualité, très axée sur un made in Italy, ne manquera pas probablement d’avoir une incidence sur les prix des produits, avec des augmentations inévitables, et en conséquence une distribution différente.

En attendant, il en va de la survie de l’entreprise. Dans les prochains mois, le tribunal devrait donner son verdict.
 

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