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Publié le
1 nov. 2022
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Maroussia Rebecq (Andrea Crews): "J'ai travaillé avec ce que j'appelle 'la poubelle de la fast fashion'"

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AFP-Relaxnews
Publié le
1 nov. 2022

La fondatrice de la marque Andrea Crews se lie au géant Veepee, plateforme digitale de revente d’invendus de marques, pour créer des vêtements surcyclés de qualité à partir de fins de stocks. Un premier drop* a été dévoilé le 28 octobre pour une livraison avant noël. Rencontre avec Maroussia Rebecq, à l’origine de ce nouveau laboratoire expérimental appelé "Upcycle Solution".




Comment une marque indépendante comme Andrea Crews s’est liée au géant Veepee ?

MR :
En 2020, pour les 18 ans de ma propre marque, il fallait tourner une page, entamer un nouveau cycle. Et Veepee a été ma cible. Je me suis toujours dit que je voulais m'associer à un grand compte pour faire de l’upcycling à plus grande échelle. J’ai écrit au CEO, Jacques-Antoine Granjon, qui m’a répondu en cinq minutes. Après on a mis un an pour fixer le rendez-vous. Mais lorsque cela s’est passé, j’étais ultra prête. Je lui ai vendu le laboratoire de l’upcycling. Je lui ai expliqué comment une 'grosse corpo mainstream digital tech', qui a des stocks d'invendus de marques, pourrait se laisser, influencée par une petite artiste radicale qui pense le monde à travers l’upcycling. Il a tout de suite compris et il m’a dit 'OK, on y va'.

Quelle était l’idée précise ?

MR :
Je voulais vraiment créer de nouveaux vêtements à partir d’invendus. Répandre mon concept artisanal en le développant dans un procédé industriel. J’ai eu carte blanche et c’était très important. J’ai décidé, par exemple, parmi tous les stocks, de travailler avec ce que j'appelle 'la poubelle de la fast fashion', les cartons de vêtements récupérés des renvois de clients qui les déposaient contre un bon d’achat. Vous pouvez imaginer à quoi ressemblent les invendus ou les produits de 'seconde main' d’une marque de grande distribution ? Et bien, c’est cela que je trouve intéressant de retravailler. C’est un véritable challenge créatif. Et ce que j’espère, si cela dure, c’est que cela puisse influencer une grosse machine comme la marque de distribution en question.

Ma vision, mon activisme, est de faire bouger de l’intérieur, d’être au cœur d’un géant pour faire évoluer en surface les mentalités et les façons de procéder. J’aime dire qu’il s’agit d’une 'odyssée éthique sans concession esthétique'. J’espère inspirer les gens à travers cette plateforme. Il faut que l'on arrête d’acheter sans réfléchir.

Le surcyclage a toujours été au cœur de vos créations, de votre marque ?

MR :
J’ai toujours voulu m’habiller comme je voulais, mais plus jeune, je n’avais pas d'argent et je ne voulais pas être une victime de ce système. J'ai très vite compris que la seconde main, les puces et le vintage allaient me permettre de faire ce que je voulais. Mais beaucoup de gens ont toujours fait ça, je l’ai juste réinventé à ma manière. Dès 1998, j’ai commencé toute seule ma démarche, avec un premier défilé de vêtements issus des poubelles et un défilé avec des gens de la rue, d’une grande mixité. Mais communiquer sur ma marque, sur l’idée que je venais de l’art, que je voulais faire de la mode avec une conscience sociale n’a pas été facile. On m’a fermé beaucoup de portes à l’époque. Aujourd’hui tout le monde s’y est mis, et c’est tant mieux. Au moins la presse me définit comme une 'pionnière' et ça, on ne peut pas me l’enlever.

Et comment s’est organisée la conception de cette première collection ?

MR :
J’ai installé un atelier dans les locaux de Veepee à Saint Denis. J’ai choisi d’être près du studio photo, j’aime l’effervescence créative qui s’y dégage. Et j’ai dû commander les machines et les tables... Il fallait tout installer, de A à Z. J’ai également créé les équipes autour de deux femmes, Soraya, mon ancienne assistante, qui a travaillé chez Margiela et qui est devenue chef de style, et une autre femme, Maryam, que j’ai rencontrée dans l’atelier 'des artistes en exil' et qui est une Afghane partie de son pays. Elle a de l’or dans les mains, elle gère la production. J’ai également fait appel à des réfugiés. Je reste donc dans une démarche sociale globale. Il y a énormément de travail pour organiser toutes les étapes, de la production au marketing. On crée d’une façon artisanale : les pièces sont imaginées et façonnées à la main, mais il faut qu’on industrialise le tout pour en faire en quantité suffisante. Et on part dans des 'drops' pour pouvoir sortir de l’idée des collections saisonnières. On va vraiment essayer de changer la donne.

De quoi cette garde-robe est-elle composée ?

MR :
On est parti sur un vestiaire simple. J’ai essayé de trouver une solution créative à partir de la matière et de construire une autre idée du tee-shirt noir ou blanc. On a aussi une nouvelle lecture du denim, du sweat, et du bombers. Il faut déjà que les gens comprennent la démarche, et il faut amener de nouvelles personnes, des plus jeunes qui ont moins le réflexe d’aller sur Veepee mais qui seront inspirées par ces nouvelles pièces singulières. Veepee a été précurseur en créant une deuxième vie pour les stocks, et aujourd’hui il peut aussi être précurseur dans la seconde main.

*A partir de 35 euros. Vente flash depuis le 28 octobre. 1er drop avant noël.

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