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10 sept. 2020
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Ouïghours : Washington menace d’interdire le coton du Xinjiang

Publié le
10 sept. 2020

La Maison Blanche fait planer depuis quelques mois la menace d’une interdiction, sur le sol américain, de certains produits réalisés à partir de coton du Xinjiang. Une menace révélée par le New York Times qui s’inscrit dans des accusations de violation des droits de l’homme, dans cette province chinoise où réside la minorité musulmane des Ouïghours.


Des Ouighours dans une usine du Xianjing en avril 2019 - Shutterstock



Durant l’été, quelque 180 ONG, syndicats et associations ont appelé les marques internationales à elles-mêmes bannir de leur approvisionnement les entreprises du Xinjiang. Rappelant que cette province située au nord-ouest de la Chine génère à elle-seule 20 % de la production mondiale de coton.

Les contours des mesures à prendre contre le coton du Xinjiang ne sont pour l’heure pas clairement définis, mais la position de Washington s’inscrit dans le bras de fer constant entretenu avec Pékin sous l’administration Trump. Un bras de fer qui prend une ampleur nouvelle à l’occasion de la campagne présidentielle américaine, durant laquelle Donald Trump reproche régulièrement à la Chine la crise du coronavirus. 

En mars dernier, les législateurs américains avaient déjà mis sur la table une législation visant à empêcher l’entrée sur le marché américain de produits susceptibles d’être issus du travail forcé des Ouïghours dans le Xinjiang. Au mois de juillet, plusieurs fabricants chinois ont abouti sur une liste noire, bloquant l’importation de produits Ralph Lauren, Tommy Hilfiger, Hugo Boss et autres, soupçonnés d’être liés au travail forcé des Ouïghours. Ce qu’ont démenti avec insistance les marques internationales concernées.

Mais le fait est que la question des Ouïghours dépasse le seul Xinjiang, comme l’indiquait en mars le rapport de l’ASPI (Institut australien de stratégie politique), qui a mis en lumière une polémique jusque-là plus discrète. Cette enquête insistait sur les déplacements de population Ouïghours, envoyées de force dans des provinces textiles comme le Shandong, sur la côté Est de la Chine, pour travailler dans des usines surveillées dotées de miradors.


Shutterstock



Ce rapport mettait en cause 83 marques et entreprises, allant des incontournables de la fast-fashion aux grands équipementiers sportifs, en passant par des marques haut de gamme et géants du high-tech. Des marques dont certaines nient désormais avec insistance tout lien avec le Xinjiang, ou tout du moins tout lien récent.

Après le scandale du travail infantile chez des fabricants de baskets dans les années 90, la mise en lumière des conséquences mortelles du sablage des jeans dans les années 2000, ou le choc mondial causé par l’effondrement de l’usine du Rana Plaza dans les années 2010, la question de travail forcé xénophobe sur la production d’habillement pourrait être une problématique de taille aux enjeux RSE de la filière pour la prochaine décennie.

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