Paris a connu une deuxième session plutôt calme

On craignait un impact des récentes attaques terroristes sur la fréquentation de Paris par les acheteurs pendant cette fashion week. Difficile de vérifier quelle en était effectivement la cause, mais il est vrai que cette deuxième session, échelonnée du 5 au 9 mars derniers, a été jugée un peu calme, avec en effet des reculs constatés sur la présence japonaise, mais aussi américaine.

Dans les allées du salon Première Classe aux Tuileries - Yannick Roudier.

Sur l'ensemble de la dizaine de rendez-vous en marge de cette fashion week, l'affluence, sans être très mauvaise, semblait tout de même en repli. Pas de catastrophe donc, dans la globalité, mais des reculs constatés par les exposants sur différents salons.

L'ensemble des salons de WSN (Première Classe, Paris sur Mode, Don't Believe The Hype et The Box) communiquait lui bel et bien ses chiffres. Au global, leurs allées ont recueilli 16 490 visites sur quatre jours, soit 3 % de moins que l'année dernière à la même époque. Un recul contenu par une progression française de 3 % portée par les acheteurs de l'Ile-de-France (+8 %), tandis que la province voyait son contingent reculer de 9 %. Sur le total, les acheteurs français représentaient 41 % du visitorat des Tuileries, une proportion en progression.

Car c'est donc bien l'international qui s'est fait moins présent, avec une fréquentation étrangère en baisse de 7 %. Un recul imputable à deux continents : l'Asie et l'Amérique du Nord. Le contingent asiatique (2 506 visites soit 15 % du total) a reculé de 16 % en nombre : avec la Chine à -3 %, la Corée du Sud à -9 %, mais surtout le Japon à -21 %. Du côté des Etats-Unis, la baisse affichée est de 17 %.

Pendant ce temps-là, la représentation européenne (5 756 entrées) restait elle stable, avec un léger recul de 2 % du premier pays représenté, l'Italie, tandis que le deuxième, la Grande-Bretagne, progressait de 1 % et le troisième, l'Allemagne, fléchissait de 3 %. A noter, juste après, une belle hausse suisse (+12 %), mais aussi un recul de près de 11 % de la représentation belge, elle aussi récemment soumise à des attentats sur son sol.

Car c'est bien ce qu'évoquaient les organisateurs des événements pour expliquer cette petite régression après deux bonnes saisons consécutives.

La perception médiatique des événements aux Etats-Unis, mais aussi au Japon, inquiétait d'ailleurs bien avant l'ouverture des salons.

Chez Woman, dont les allées étaient également un peu plus calmes que les dernières saisons, l'un des organisateurs évoquait par exemple le fait que, si tous les grands comptes japonais étaient bien là, ils avaient réduit au maximum leurs équipes dépêchées à Paris, passant de 10 à 2 acheteurs pour une célèbre enseigne tokyoïte.

Une baisse visible donc physiquement, mais qui n'a pas empêché les marques de travailler. La qualité et l'efficacité des salons de deuxième session ont de nouveau été soulignées par bon nombre d'exposants.

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