Sies Marjan fait ses débuts masculins sur les podiums parisiens

C’est l’Opéra Bastille avec la skyline de Paris en toile de fond qu’a choisi Sander Lak pour le tout premier défilé de sa marque Sies Marjan dans la Ville Lumière, dont il présentait dimanche le premier défilé masculin. Le créateur d’origine néerlandaise, qui défile habituellement à New York, a surpris le public avec une collection « hybride printemps et automne » pour un homme qui se cherche.

Sies Marjan, printemps-été 2020 - ph Godfrey Deeny

Une étape importante et un début réussi pour le designer, qui a lancé sa première capsule masculine en décembre 2017 et sa première ligne complète pour hommes en 2018 alors qu’il intégrait jusqu’ici ses modèles masculins dans ses défilés féminins.

Sander Lak démarre avec une série de looks délicats et sensuels mêlant une palette pastel (bleu ciel, vert d'eau, glacier, rose dragée) à toutes les nuances de la peau nue, en résonance avec le casting très multi-ethnique du défilé. La garde-robe est aussi illuminée par de séduisantes associations de teintes chatoyantes, marque de fabrique de la griffe Sies Marjan, lancée en 2015, prenant respectivement le prénom du père et celui de la mère du créateur.

Poursuivant avec l’esprit fluide et cool qui a fait le succès de son prêt-à-porter féminin, il propose une combinaison en maille qui s’entrouvre sur un tricot à grand décolleté. Une autre combinaison style workwear en coton s’endosse sous une veste déstructurée.

Parfois, l’homme Sies Majan tombe le haut de sa combinaison caleçon pourpre  qu’il préfère associer à une chemise polo à manches longues bleu électrique ou ose carrément le combi-short moulant échancré sur la poitrine. Très chic, il fixe son cardigan à la taille dans sa ceinture, endossant des chemises en satin brillant qui glissent avec douceur sur son pantalon.

Le designer soigne les détails en positionnant des poches obliques sur un pantalon, une ceinture-ruban virevoltante à la taille d’une chemise-tunique, ou en multipliant les attaches colorées dans le col d’un trench. Ailleurs, les boutons azur d’une chemise sont assortis au costume.

Certaines chemises classiques à rayures voient leur col s’ouvrir en large V à partir des épaules. Un micro-chandail orange à grande encolure s’enfile sur une longue chemise en popeline blanche superposée à un short. Un manteau noisette lâche tombe jusqu’aux pieds comme un peignoir.
 
Droit dans ses chaussures de randonnée colorées à lacets ou dans ses hautes chaussettes en laine enfilées dans des sandales, l’homme esquissé par Sander Lak se révèle ambivalent, dévoilant aussi une personnalité plus abrupte.

Dans son vestiaire, ce dernier privilégie le cuir et la laine traitée dans des vêtements enveloppants importants : un costume croco vert pacifique, une veste sherling en cuir verni craquelé, un trench en satin bordeaux à grand col fourré, un manteau peluche bleu océan, des vestes et pantalons zébrés en laine peignée.
 
Un début prometteur dans le menswear pour Sander Lak, qui a notamment officié pendant cinq ans chez Dries Van Noten en tant que directeur de la création après avoir collaboré avec Philip Lim, Marc Jacobs et Balmain. Formé à l’école ArtEZ d’Arnhem, aux Pays-Bas, puis au Central Saint Martins College of Art and Design de Londres, il a lancé sa marque avec le soutien de la millionnaire Nancy Marks et est distribué aujourd’hui dans les principales boutiques top multimarques.

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