Simone Pérèle veut être bien plus qu'une marque de lingerie

Avec 45 magasins à l'enseigne et près de 4 000 points de ventes dans le monde, la réputation de Simone Pérèle n’est plus à faire. Pour autant, le groupe de lingerie familial, piloté par Mathieu Grodner depuis 2015, a décidé de pousser les catégories produits autres que la lingerie, afin d’offrir l’expérience d’achat la plus complète qui soit à ses consommateurs.
 
L'une des campagnes de la saison automne-hiver 2018/19. - Simone Pérèle

« Nous possédons un savoir-faire en corseterie pure que nous allons compléter avec une offre de nuit, de bain, et d’accessoires afin de répondre à tous les besoins autour de la lingerie sur nos différents points de vente », explique le dirigeant, qui s'appuie sur des unités de production intégrées.
 
Si la marque dispose déjà d’une ligne de nuit et d’une autre de bain, elle souhaite les renforcer et les travailler de manière différente. « Jusqu’ici, nous avions un seul studio pour le bain et la lingerie. Nous avons embauché Maud Favreul Friocourt, une styliste spécialisée qui a notamment travaillé pour Princesse tam.tam, afin qu’elle conçoive une ligne de maillots à part entière et pas la déclinaison bain de la collection de sous-vêtements ».
 
La marque concède aussi avoir envie de travailler une offre de homewear, d’accessoires et réfléchit à la production de collants. « Notre logique, c’est accompagner la femme dans tous les moments de son quotidien », précise Mathieu Grodner.
 
Avec un chiffre d’affaires de 90 millions en 2017, qui devrait connaître une croissance de 5 % en 2018 (le retail, qui génère 50 % des ventes, est en hausse de 30 % en France sur la période), Simone Pérèle a pour ambition de renforcer la notoriété autour de son site Internet lancé en 2017. Pour y arriver, la marque communique de plus en plus sur les médias digitaux en France et à l’international, où elle réalise les trois quarts de son chiffre d’affaires global.
 
Boutique Simone Pérèle ouverte en 2016 dans le Marais. - Simone Pérèle

Pour 2019, Simone Pérèle, qui vient d’embaucher Matthieu Dietsch en tant que directeur général adjoint chargé du développement commercial, digital et international de la marque, ainsi que Christian Hanry, nouveau directeur international, veut renforcer le lien avec sa clientèle et accélérer les mutations des circuits de distribution. L’objectif final : créer des synergies entre détaillants, magasins en ligne, corners et boutiques de la marque.
 
« Nous transformons nos modèles. Le mode de vente directe prend le relais du wholesale, c’est un moyen de compenser l’érosion du circuit historique », remarque Mathieu Grodner. La griffe poursuit donc ses ouvertures de magasins en Europe centrale et en Australie, tout en ciblant l’Espagne, la Suisse et l’Italie.
 
En France, en plus des boutiques dans les grandes villes de province, Simone Pérèle ouvre des espaces outlets dans les villages premium pour rencontrer ses clientes et en recruter de nouvelles. Conséquence : si en 2015, la griffe disposait de 30 magasins à l’enseigne, en 2019 elle vise une soixantaine d’adresses et pousse le modèle de la commission-affiliation afin de profiter de l’expertise des partenaires locaux pour obtenir les meilleurs résultats possibles.
 

Tous droits de reproduction et de représentation réservés.
© 2018 FashionNetwork.com

LingerieIndustrieBusinessCollection
INSCRIPTION À LA NEWSLETTER