Sonia Rykiel : le personnel clame son attachement à la maison

Le personnel de la maison de prêt-à-porter Sonia Rykiel, en redressement judiciaire, a exprimé lundi son inquiétude pour l'avenir alors que le tribunal de commerce de Paris devrait se prononcer tout début juillet sur un repreneur.


Pré-collection printemps 2020 - Sonia Rykiel

« Les salariés tiennent à cette maison », ont indiqué leurs représentants à l'occasion d'un point de presse boulevard Saint-Germain, face au siège de l'emblématique maison de couture. « Ils défendent aussi bien les emplois que la marque, tant leur attachement à celle-ci est forte », ont dit ces représentants qui parlaient sous couvert d'anonymat.

En 2012, Sonia Rykiel avait cédé 80 % de son capital au fonds d'investissement chinois Fung Brands - devenu depuis First Heritage Brands et qui possède aussi la marque belge de maroquinerie de luxe Delvaux - avant de monter à 100 % du capital début 2016. Cette même année, quelques mois après la mort de sa créatrice, la griffe avait annoncé la suppression d'un quart de ses effectifs afin de se relancer.

Mais en 2018, le chiffre d'affaires était tombé à 35 millions d'euros, presque deux fois moins qu'en 2012 lors du rachat, avec plus de 30 millions de pertes opérationnelles. « Nous avons pourtant reçu plus de 200 millions d'euros de nos actionnaires depuis 2012 », ont souligné les représentants du personnel, qui s'interrogent sur l'utilisation de cet argent.

Un plan de sauvegarde de l'emploi en 2017 a par ailleurs entraîné le départ d'une centaine de personnes. Aujourd'hui, entre 120 et 130 personnes travaillent au siège, indique-t-on de source syndicale.

La plus généreuse des offres actuellement tablerait sur la reprise de 90 des 130 salariés actuels de la maison, a appris FashionNetwork.com. Une piste de travail encore non validée.

Les candidats à la reprise ont en effet jusqu'au 26 juin pour finaliser leurs dossiers devant le tribunal, qui tiendra une audience le 1er juillet.

Actuellement, selon les représentants du personnel, il y a une dizaine de propositions, dont trois ou quatre sortent du lot. Parmi les repreneurs considérés mieux placés que les autres : un groupe chinois dont l'identité n'est pas connue, mais aussi, selon les informations de FashionNetwork.com, un distributeur de mode français et enfin un conglomérat mené par Emmanuel Diemoz, ancien dirigeant de Balmain déjà candidat à la reprise de Carven l'an passé, mais dont l'offre devait être améliorée.

Avec AFP

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