Valentino : Undercover et Birkenstock participent au succès de la maison italienne

Deux collaborations - l'une avec un géant de la mode, l'autre avec un label pointu - ont assuré le succès de la dernière collection Valentino, présentée mercredi soir à Paris.


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Valentino - Automne-hiver 2019 - Prêt-à-porter masculin - Paris - © PixelFormula

Le directeur créatif de Valentino, Pierpaolo Piccioli, s'est associé à la marque allemande Birkenstock et au créateur de mode conceptuelle le plus acclamé, Jun Takahashi, du label indépendant Undercover, pour aboutir à une collection exceptionnelle de prêt-à-porter masculin.

Quelque 500 invités s'étaient rassemblés dans la Galerie Courbe, un espace encore assez délabré à l'intérieur du Grand Palais. L'impatience était palpable.
 
Avec Jun Takahashi, Pierpaolo Piccioli a créé des assemblages d'images, mélangeant des vaisseaux spatiaux, des soucoupes volantes, des rockers des années 1990 et Ludwig van Beethoven, ce dernier apparaissant sur des pulls en mohair beige, des manteaux intarsia, des trench-coats en jacquard - et même dans la bande-son du défilé. Dans son mix, le DJ Michel Gaubert a superposé la Symphonie n°9 de Beethoven avec la version de « Space Oddity » de David Bowie par le Langley Schools Music Project. 

Tous les mannequins arpentaient le podium chaussés de baskets high-tech et ergonomiques ou de Birkenstock, généralement réalisées dans un cuir noir, chic et robuste. « C'est super de travailler avec Valentino, une des plus vénérables maisons de couture. Naturellement, nous allons distribuer les pièces de la collaboration de manière très sélective : dans nos flagships, dans leurs grandes boutiques et sur Internet. Comment être plus heureux ? Je suis à Paris, avec Valentino », se réjouit Oliver Reichert, le PDG de Birkenstock.

Birkenstock a vendu quelque 30 millions de paires de chaussures l'an dernier, à un prix moyen inférieur à 100 euros. Les sandales Valentino seront distribuées dans moins de 20 magasins Birkenstock, pour environ 400 euros. C'est ce qu'on appelle une diffusion ciblée.

« Je crois que Valentino est une marque de couture qui n'a pas d'autre choix que d'être contemporaine. Pour ce faire, je tiens à ce que la maison Valentino reste pertinente. C'est la raison pour laquelle j'ai voulu travailler avec Birkenstock, car c'est probablement la marque la plus universelle au monde. Comme une marque de jean. L'association de l'universalité de Birkenstock avec l'individualité ultime de la haute couture crée une tension qui élève Valentino », explique Pierpaolo Piccioli.


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Valentino - Automne-hiver 2019 - Prêt-à-porter masculin - Paris - © PixelFormula

Pour le reste, c'était une collection remarquablement noire - sous la direction de Pierpaolo Piccioli, Valentino est pourtant devenue célèbre pour ses imprimés floraux. Des manteaux en feutre de laine et des parkas kaki foncé, ornés de l'imagerie Undercover/Valentino et estampillés d'un logo spécial « VU » au dos.

« Les règles concernant le vêtement masculin n'ont pas beaucoup changé depuis plusieurs siècles, jusqu'à tout récemment. Aujourd'hui, ces règles rigides ont été abandonnées. Mon objectif est donc de faire en sorte que l'univers du tailleur et celui du streetwear cohabitent dans la même garde-robe », raconte Pierpaolo Piccioli.

Selon lui, sa collaboration avec Undercover est née d'une « amitié personnelle avec Jun ». « Nous avons travaillé en étroite collaboration, en utilisant des sélections d'images, de l'ère spatiale à Orange Mécanique. Pas besoin d'expliquer cela rationnellement. En un mot, je me sentais bien ! »

Traduit par Paul Kaplan

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