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Xavier Clergerie et Bertrand Foäche commentent la création de WHO'S NEXT Prêt-à-porter Paris

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4 sept. 2011

WHO'S NEXT Prêt-à-porter Paris, Xavier Clergerie, Bertrand Foache
Xavier Clergerie, Bertrand Foäche à la conférence de presse d'explications sur la nouvelle organisation


FashionMag.com: Pourquoi avez-vous avancé les dates du salon de septembre à fin juin?
Xavier Clergerie-Bertrand Foäche: C’est en fait un vieux débat. Nous avions essayé de le faire avant avec Jean-Pierre Mocho (Ndlr. ancien président de la Sodes, exploitant Prêt-à-porter Paris, et actuel président de la fédération française de prêt-à-porter féminin). Mais il y a eu des tirs de barrage. Aujourd’hui, fin juin-début juillet, c’est plus facile avec les salons réunis dans les mêmes mains.

FM: Mais, je repose ma question, pourquoi fin juin?
XCBF: Cela correspond aux cycles d’achat actuels. En septembre, les salons parisiens arrivaient en fin de parcours. En nous situant avant le Bread&Butter et après le Pitti Uomo, nous sommes au cœur des décisions d’achat.

FM: Ne pensez-vous pas que les salons de Berlin vont prendre cela comme une attaque en règle?
XCBF: Ce serait une erreur. Chacun a sa spécificité. Au contraire, nous permettons aux acheteurs internationaux que nous voulons attirer en nombre de passer à Florence, puis à Paris, puis à Berlin. Nous leur facilitons leurs déplacements. Il est aussi vrai que Paris doit être à la hauteur. On voit bien que Premium à Berlin monte en puissance.

FM: Vous avez retenu comme date la fin de la fashion Week masculine parisienne et le début des défilés de Haute Couture. Pourquoi?
XCBF: Cela crée une continuité et une vraie semaine de la mode à Paris. Cela renforce la capitale française.

FM: Vous avez échangé sur cette question avec la Fédération française de la Couture, du prêt-à-porter des créateurs et des couturiers?
XCBF: Bien sur, nous avons discuté avec Didier Grumbach, son président. Cela aussi semblait logique. Si on prend l’offre masculine, elle sera ainsi importante à Paris entre Tranoï, Capsule puis nous. Le but n’est pas de concurrencer le Pitti Uomo qui est un super salon. Mais d’avoir nos propositions à Paris.

FM: Lors de la conférence de presse samedi matin, vous avez insisté sur Mr Brown, votre secteur masculin. Vous avez même dit: “nous avouons notre stratégie masculine" ?
XCBF: On peut répéter… Il n’est pas question de refaire le Pitti Uomo. Notre offre masculine s’appuiera d’abord sur les marques femme qui lancent de l’homme et qui sont de plus en plus nombreuses. On peut dire que c’est une vision masculine plus française. Au Pitti, les acheteurs internationaux vont d’abord chercher des produits purement italiens, notamment par exemple les acheteurs asiatiques.

FM: Concrètement, vous disposez les secteurs autour de l’allée centrale d’accès aux Halls de la porte de Versailles. Comment cela va-t-il se présenter?
XCBF: Il est trop tôt pour en parler… Ce que l’on peut dire, c’est que l’allée centrale fera partie intégrante du salon. Celui-ci aura une entrée commune pour tous les secteurs.

FM: Vous n’avez pas créé dans le futur salon de section éthique. Pourquoi?
XCBF: Nous faisons des salons de mode. Pour nous, l’éthique est une attitude normale, logique. Nous n’avons pas à distinguer une marque éthique comme si elle n’était pas normale. Une marque éthique intégrera tel ou tel secteur en fonction de son caractère mode.

FM: Concernant le prix de location des stands, vous allez aussi fusionner?
XCBF: Il est évident que la règle sera celle de Who's Next. Mais notre salon et Pap Paris étaient dans la même norme. C'est certes différent pour Mess Around.

FM: Que devient le salon de fast fashion Sixty Days dans tout ça?
XCBF: Sixty Days connait seulement sa première session. Nous verrons bien. Nous en discuterons avec Eurovet avec qui nous sommes associés dans cette manifestation; de même d’ailleurs, nous discuterons avec Eurovet, qui est spécialisé dans les salons du sourcing, de l’endroit où devront aller les exposants positionnés sur ce secteur que l'on trouve dans certains salons de la Porte de Versailles.

FM: A la conférence de presse, vous avez essuyé des critiques de certains représentants de la chaussure. Pensez-vous que fin juin est une bonne date pour ce marché?
XCBF: On nous a dit par exemple que les Chinois viendraient copier à Paris et vendre au Micam en septembre. Nous, nous partons de la réalité du marché. Jean-Paul Leroux (Ndlr. le fondateur de Mess Around) connait bien son marché. Ce choix a été fait avec lui évidemment. Nous pensons que les marques peuvent être prêtes. Ce qui ne veut pas dire évidemment que nous ne perdrons pas quelques exposants. Mais nous pouvons aussi en gagner…

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