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Annecy 2018: Charles Beigbeder a un pied à Annecy

Par
AFP
Publié le
today 10 janv. 2011
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Déjà soutenu par l'Etat et le département, l'homme d'affaires Charles Beigbeder , prétendant à la présidence de la candidature d'Annecy à l'organisation des JO-2018, a reçu vendredi soir l'appui d'une partie du mouvement sportif.

A 46 ans, le frère de l'écrivain Frédéric Beigbeder devrait sauf surprise devenir lundi le président du Groupement d'intérêt public (GIP) qui sera créé à Annecy pour porter le dossier.

Annecy showroom avant-première
Charles Beigbeder se positionne pour prendre la présidence de la candidature d'Annecy. Photo Medef


"Il a mon approbation et celle de l'Elysée", avait déclaré la ministre des Sports Chantal Jouanno, vendredi matin, en réponse à la proposition écrite faite un peu plus tôt par le président du conseil général de Haute-Savoie, Christian Monteil, de nommer M. Beigbeder à la tête d'une candidature en pleine déconfiture.

Vendredi soir, les deux fédérations nationales phares des JO d'hiver, celles de ski (FFS) et des sports de glace (FFSG), ont apporté leur soutien au prétendant dans des communiqués. Et, ce n'est pas le moindre des appuis, Guy Drut, l'un des deux membres français du CIO, a confirmé le sien et par procuration celui de Jean-Claude Killy, après des mois d'atermoiements.

La présidence du GIP se décide théoriquement de manière consensuelle entre les cinq partenaires de la candidature (Etat, région, département, ville, mouvement sportif). Même si à ce stade, l'unanimité n'est pas acquise, le soutien des fédérations et des membres du CIO devrait peser dans la balance, lundi.

Jean-Luc Rigaut, maire (DVD) d'Annecy, refuse tout commentaire sur les candidats. Jean-Jack Queyranne, président (PS) de Rhône-Alpes, s'est lui élevé contre le "choix d'un président en dehors de toute concertation", estimant que la candidature allait "tout schuss dans le mur" si elle n'était pas portée par des sportifs. La réaction des milieux concernés devrait ôter du poids à sa colère.

Denis Masseglia, son homologue du CNOSF, s'était lui déjà déclaré partant pour le poste et au-delà de son propre sort, a estimé vendredi soir que sa candidature avait été dictée par "les conditions et non par l'ambition".

Interrogé par l'AFP, il a rappelé vendredi soir qu'en cas de nomination de M. Beigbeder, il ferait de son mieux "dans l'intérêt de la candidature" mais qu'il "attendait qu'on (lui) fasse part d'un projet et d'une stratégie".

"C'est une élection, ce n'est pas une formalité", a confirmé Charles Beigbeder à l'AFP. "Mais j'imagine qu'elle va bien se passer", ajoutait-il.

L'organigramme du futur GIP est déjà dans les tuyaux. Beigbeder y serait, selon ses propres confidences, assisté d'un vice-président nommé Guy Drut. L'ex-préfet de la Somme, Pierre Mirabaud, sera lui le directeur général de la candidature, poste autrefois occupé par Edgar Grospiron, démissionnaire le 12 décembre.

Cette irruption soudaine d'un candidat salvateur traduit bien la fébrilité des instances chargées de dénouer l'imbroglio annécien, à trois jours de la création du GIP. "Enthousiaste et honoré" à l'idée de prendre en charge le destin d'un "projet exceptionnel", Charles Beigbeder a le rare atout d'avoir "envie", après les refus de Jean-Louis Borloo, Guy Drut, Jean-Claude Killy, Christophe Blanchard Dignac (PDG de Française des jeux) et René Carron (ex président du Crédit Agricole). S'il ne correspond en rien au profil idéal défini par la ministre des Sports, son dynamisme tient lieu de références.

Ce sera "forcément soit un grand homme politique, soit un grand sportif, ou un grand nom du monde sportif", avait en effet déclaré Chantal Jouanno au micro de RTL lundi. Le réalisme lui a imposé le président du conseil d'administration de Poweo, fournisseur d'électricité, dont les références en matière de sport, outre une passion toute personnelle pour le ski, sont inexistantes.

Charles Beigbeder, 46 ans, frère de l'écrivain Frédéric, a en revanche la foi: "Plus j'approfondis le dossier, plus je me dis qu'il est incroyable que nous soyions considérés comme challenger, juge-t-il. Je vais m'employer à vendre le produit. Je me donne quinze jours pour mettre sur pied une stratégie pour gagner la vraie élection, celle de Durban" le 6 juillet prochain, où le CIO choisira entre Munich, Pyeongchang et Annecy la ville hôte des JO-2018.

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