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Antoine Floch (salon Man/Woman) : « Nous réfléchissons à d’autres formes d’organisation »

Publié le
today 21 juin 2016
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Cofondateur des salons Man/Woman en 2012 avec Romain Bernardie-James et Olivier Migda, Antoine Floch revient sur le contexte morose français et sur la place de Paris avant l’ouverture ce 25 juin du Salon Man, rue Yves Toudic.


Antoine Floch, co-fondateur et ses deux associés, Olivier Migda et Romain Bernardie-James


FashionMag : A quoi ressemblera la prochaine édition du salon Man ?

Antoine Floch : Nous partons avec le même nombre d’exposants qu’en janvier dernier – soit un peu plus d’une centaine -, et avec le même format, en sélectionnant nos marques et en proposant un concept de salon à taille humaine, ce que recherchent aujourd’hui les acheteurs comme la presse.

FM : S’il fallait résumer les critères de sélection ?

AF : L’identité de marque est capitale. Celle qui investit dans un bon logo, un joli site et qui sait raconter une histoire démarre bien. La qualité des collections et des produits compte forcément aussi, le style et la sensibilité proposée sur les choix de tissus et des lieux de production. Enfin, la politique de distribution est primordiale. Ici, les marques achètent un visitorat, et nous suggérons aux acheteurs d’aller voir certaines marques parce que nous connaissons leurs goûts et leurs rayons…

FM : Les derniers salons féminins n’ont pas été bons, que comptez-vous faire sur Woman ?

AF : Les acheteurs n’ont pas été au rendez-vous sur les dernières collections automne-hiver. Les salons ont subi de plein fouet les événements de novembre avec une clientèle asiatique qui n’est pas venue, les mouvements sociaux comme les grèves de taxis ne donnent pas une image très attrayante de Paris et se poursuivent dans le temps, tout cela contribuant à réduire les visites à deux ou trois jours avec des acheteurs épuisés à la fin de leur parcours. A l’inverse, le dernier Woman New York a été un joli succès, tout comme celui de septembre 2015, la bonne énergie de New York attirant davantage les acheteurs.

FM : Quels sont les premiers signes pour les salons de septembre ?

AF : Nous serons là, mais beaucoup d’acheteurs ne viendront pas à Paris et privilégieront New York. 75 % des marques ont déjà signé pour New York avec 40 à 50 marques en liste d’attente. C’est à peu près l’inverse pour Paris, avec seulement 40 % de marques ayant resigné.

FM : Quelle(s) solution(s) pour le futur ?

AF : Avec les différents acteurs des salons parisiens, nous parlons et réfléchissons à une autre forme d’organisation. Sans parler de rachat, l’idée serait plutôt d’unir nos forces et de défendre Paris comme capitale de la mode. Il faut donc convaincre les marques plus que jamais, faire comprendre que les terroristes ne gagneront pas, que Paris reste une ville agréable et que les marques qui y sont présentées sont de qualité.

FM : Comment faites-vous pour convaincre les acheteurs de venir fin juin ?

AF : Beaucoup sont fidèles au Man et adorent le format du salon. Nous avons aussi engagé des collaborations avec des marques présentes sur le salon pour produire des produits en édition limitée – le cas avec les pulls Armor Lux, les huiles d’olive Homecore ou les casquettes de la marque américaine paa – que nous envoyons en cadeau aux acheteurs ou à la presse. Si le magazine papier s’est arrêté, nous continuons aussi à développer une offre de contenu sur le nouveau site www.man-woman.co.

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