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E-commerce: Bruxelles fait trembler les professionnels

Publié le
today 28 mars 2011
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E-commerce
Le Parlement Européen en séance - Photo: AFP
Le Parlement européen a voté le 24 mars une série de mesures pouvant, en cas d’adoption, sérieusement chambouler la vente en ligne.

Si les propositions étaient validées, les internautes auraient alors 14 jours pour se rétracter (contre 7 dans la plupart des pays aujourd’hui), et 14 autres jours pour renvoyer leur commande. Si la valeur de celle-ci dépasse les 40 euros, le site devra rembourser le produit et les frais de port, mais également et surtout les frais de retour.

Un remboursement intégral qui devra, de plus, intervenir dans les 14 jours suivant la rétractation. Soit avant même la fin du délai de retour de la commande, empêchant le site vendeur de contrôler le bon état du bien retourné.

En outre, la directive implique que les sites commerciaux devront impérativement livrer dans les 27 pays de l’Union. Un choix qui dopera les coûts d’envoi et de retour, et donc les dépenses des entreprises qui devront rembourser en cas de rétractation.

Mesures excessives et disproportionnées.

La Fédération du E-commerce et de la Vente à Distance (Fevad) ne cache pas son inquiétude face à cette obligation de vente continentale. "Un site en France devra dès le début prévoir un système de paiement en 7 monnaies différentes, un système de traduction en 25 langues et des contrats de livraison dans 27 pays".

Les professionnels du secteur redoutent de plus les nouveaux comportements induits par ces mesures. Les acheteurs pourraient en effet acheter en masse sur un site tout en sachant qu’ils pourront retourner sans aucun frais l’ensemble de leurs commandes. Le tout aux frais des sites, qui verraient la perte financière par retour multipliée par deux, selon la Fevad.

La Fédération chiffre à environ 5% du chiffre d’affaires les pertes induites par l’ensemble de ces mesures (100 000 euros par an pour 3 millions de chiffre d’affaires). De fait, nombre d’acteurs actuels seraient amenés à disparaitre, au détriment de la diversité de l’offre en ligne. Quant au surcoût, il pourrait se répercuter sur les clients, les internautes ne retournant que rarement leurs produits devant alors payer pour ceux qui abuseront du système.

"Cela ne va pas dans le sens du client"

"Je comprend parfaitement l’intérêt des 14 jours: une semaine, c’est un peu court", explique Xavier Court, cofondateur de Vente-Privée.com et vice-Président de la Fevad. "Mais pourquoi ne pas faire intervenir le remboursement une fois le retour du produit effectué, afin d’éviter tout problème ?". Mais pour Xavier Court, le vrai problème repose sur la limite des 40 euros. "Si cela provoque des taux de retour colossaux, cela va avoir un impact sur le prix. Et ça, pour le coup, cela ne va pas dans le sens du client".

Pour Catherine Barba, fondatrice de Malinea Conseil, la catastrophe est clairement annoncée. "L’Allemagne, qui oblige ses vendeurs à distance à rembourser les frais de retour depuis 2002, a évidemment un taux de retour 2 à 3 fois plus important que celui de la France", explique la spécialiste du e-commerce. "Vive l’achat compulsif, c’est la tournée du marchand !". Chez Vente-Privée, le taux de retour en Allemagne serait même 6 à 7 fois supérieur à celui de son homologue français.

Inquiétude partagée par Stéphane Treppoz, dirigeant de Sarenza, qui déplore les choix de l'U.E. "Ce qui est dommage, c'est qu'il n'y ait pas vraiment eu de concertation. On ne peut pas changer comme cela les modèles économiques des entreprises".

Des professionnels laissés sur la touche

La Fevad et ses homologues européens n’ont à aucun moment été consultés sur ce projet de directive. L’organisme souligne également qu’aucune étude n’a été menée sur l’impact possible d’une telle politique. "La Fevad demande au gouvernement français de ne pas soutenir le texte adopté par la Commission IMCO et sollicite les autorités européennes pour ouvrir une concertation avec les professionnels du secteur".

Si le texte venait à être adopté en première lecture d’ici deux mois en cas d’accord entre le parlement, le Conseil de l’Union et la Commission européenne...

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