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Publié le
22 mars 2013
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3 minutes
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Thierry Dalmard (Dalmard Marine) : "La touche française est ce qui joue le plus pour l’export".

Publié le
22 mars 2013

Thierry Dalmard est le gérant de la société familiale Dalmard Marine. Implantée à Paimpol sur le littoral breton, cette marque historique existe depuis près d’un siècle. Spécialisée dans les vestes en laine, kabic et caban, l’entreprise a réussi à perdurer en se réinventant tout en gardant son identité marine et bretonne ; des atouts qui séduisent notamment les marchés étrangers.

Thierry Dalmard



FashionMag.com : Dalmard Marine existe depuis 1922. Comment fait-on pour perdurer dans une industrie textile particulièrement fragile aujourd’hui ?
Thierry Dalmard: Nous sommes positionnés sur un créneau très ciblé de vêtements d’inspiration marine réalisés en matières naturelles de laine et de coton peigné. C’est ce qui nous permet d’être toujours présents en France tout en nous développant à l’export.

FM: Le succès d’entreprises comme Armor Lux, qui a réussi à imposer un style breton et marin dans l’univers de la mode, vous est-il bénéfique ?
TD: Armor Lux est le leader du marché breton, nous ne jouons pas dans la même cour. Mais toute la région bénéficie de l’image valorisante véhiculée par cette entreprise. Et chacun a sa spécialité. Armor Lux est le roi du tricot rayé et de la cotonnade. Nous, notre créneau est celui des draps de laine que nous traitons d’une manière spéciale. Plongés dans des cuves d’eau bouillante, ils feutrent, ce qui les rend imperméables. C’est une technique qui a été mise au point de façon industrielle dans les années 30 et que nous avons adopté depuis.

FM: Le succès d’Armor Lux vient aussi pour beaucoup du made in France. Où se situe votre production ?
TD: Elle est située pour moitié en France et pour moitié en Pologne. Les pays de l’Est ont un savoir-faire en matière textile qu’ils ont réussi à conserver, contrairement à la France. Notre objectif est de parvenir d’ici trois ans à réaliser 70% de notre production en France et 30% en Europe. En ce qui concerne nos matières premières, elles viennent à 90% de la France. Nous travaillons depuis des décennies avec les mêmes fournisseurs, le principal étant situé dans le sud près de Castres.

FM: L’identité bretonne et la qualité française séduisent à l’étranger. Quelle est votre stratégie de développement à l’international ?
TD: La touche française est ce qui joue le plus pour l’export. A cela s’ajoute en effet l’aspect culturel et authentique de la Bretagne. L'Amérique du Nord et le Japon y sont particulièrement sensibles. C’est pourquoi nous cherchons à nous y développer. Pour l’instant, nos principaux marchés à l’étranger se situent aux Pays-Bas, en Allemagne, en Italie et dans le nord de l’Espagne. Nous réalisons actuellement 28% de nos ventes à l’export et nous souhaitons passer à 38% à l’horizon 2015. Nous avons, dans cette optique, développé un partenariat avec une société qui nous apporte un soutien logistique en Irlande, en Angleterre et au Japon.

FM: Combien avez-vous de points de vente ?
TD: Nous sommes présents chez 160 distributeurs en France et 90 à l’étranger. Nous avons également quatre magasins en propre, trois en Bretagne et un à Paris rue de Rome. Nous ne cherchons pas à en ouvrir de nouveau car nos objectifs restent concentrés sur la production et l’exportation. Nos boutiques nous permettent cependant de réaliser des tests auprès de nos clients sur chaque nouveau produit avant de lancer la production. Cet échange est une véritable force pour la marque.

FM: Cela vous permet d’évoluer vers un positionnement plus mode ?
TD: Oui. A l'origine, nous étions uniquement spécialisés dans les vêtements marins pour les professionnels. Puis nous avons évolué vers le prêt-à-porter. Depuis quatre ans, nous avons vraiment retravaillé nos collections ce qui nous permet d’être plus présents dans les multimarques mode et les grands magasins. Aussi bien pour l’homme, qui doit représenter 45% de notre production, que pour la femme, 50%, et l’enfant, plus anecdotique avec ses 5%.

FM: Vous continuez malgré tout à produire des vêtements pour les professionnels ?
TD: Oui nous travaillons toujours avec des compagnies maritimes ou de pilotage. Cela représente entre 10 et 15% de notre production.

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